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Le gouvernement français compte introduire en Bourse la moitié du capital de la Française des jeux (FDJ), opération au terme de laquelle l'Etat actuellement majoritaire n'en détiendrait plus qu'un quart, selon le Journal du dimanche (JDD). La Française des jeux, qui détient le monopole des jeux de loterie et à gratter, "devrait ouvrir son capital et changer de statut au plus tard au début de 2019", écrit l'hebdomadaire, qui cite une source "haut placée".

La Française des jeux est, avec les Aéroports de Paris (ADP) et Engie, le groupe qui fait l'objet de spéculations nombreuses dans les milieux financiers quant aux privatisations possibles dans le cadre du plan de cessions d'actifs annoncés l'été dernier par le gouvernement.

Début avril, le ministre de l'Action publique, Gérald Darmanin, a confirmé qu'une ouverture du capital de la FDJ était à l'étude.

Selon le JDD, l'Etat, qui détient actuellement 72% de la FDJ, compte bien faire entrer quelque 50% de son capital en Bourse. Au terme de cette opération, il lui en resterait donc environ un quart, suffisant pour exercer une "minorité de blocage" d'après la source de l'hebdomadaire.

Le groupe, qui a dégagé l'an dernier quelque 15 milliards d'euros de revenus, garderait néanmoins son monopole sur les jeux de hasard. L'Etat compte, par ailleurs, mettre en place une nouvelle autorité de régulation des jeux de hasard, qui chapeauterait également les paris en ligne.

Le JDD affirme que l'ensemble de la procédure sera présentée le 16 mai au conseil des ministres et que le gouvernement y confirmera également les privatisations d'Engie et ADP.