Entreprise

C’est presque une tradition pour de nombreux Belges. Pour d’autres, cela tient du folklore. Toujours est-il que la Costa del Sol ou la Costa Brava sont pratiquement inscrites dans les gènes de nombreux retraités belges. Soit qu’ils y séjournent à temps plein, soit à mi-temps. Le plus souvent d’octobre à avril, histoire de profiter d’un hiver très doux… et de louer leur résidence aux touristes pendant la haute saison.

C’est que l’Espagne, c’est aussi un des marchés immobiliers les plus prisés par nos compatriotes. Et la bulle immobilière qui a frappé l’Espagne dans la foulée de la crise financière n’y a rien changé. Au contraire, la baisse des prix a été une véritable aubaine. Les professionnels ont coutume de dire qu’en Espagne, il se vend pratiquement dix résidences par jour à des Belges. Un bon investissement ? Peut-être, à condition de se méfier des pièges qui foisonnent sur le Web et de se faire conseiller par un notaire ou un professionnel qui a pignon sur rue.

Sous le régime de la loi Beckham

Les résidents en Espagne sont soumis à l’impôt sur le revenu des personnes physiques, Impuesto sobre la Renta de las Personas Fisicas appelé IRPF. L’IRPF a deux barèmes : l’impôt sur l’épargne (dividendes, intérêts, royalties, plus-values mobilières sont soumis en Espagne à un barème avec un taux progressif, entre 19 % et 23 %) et le régime général qui concerne tous les revenus non soumis à l’impôt sur l’épargne. Ceux-ci sont soumis à un barème avec des tranches progressives pouvant aller jusqu’à 50 % (selon la Communauté autonome).