Entreprise La Libre Network a sondé 200 chefs d’entreprise en Wallonie et à Bruxelles sur les mesures de l’exécutif "Michel".

Comment les patrons wallons et bruxellois entrevoient-ils les mesures prises par le gouvernement Michel en matière économique et fiscale ? C’est pour tenter de répondre à cette question que La Libre Network, en partenariat avec l’Union wallonne des entreprises (UWE), a envoyé un questionnaire web à 200 entreprises ayant leur siège social en Wallonie et à Bruxelles. Des entreprises actives dans différents secteurs (industrie, services, construction, énergie…) et de toutes tailles.

Pour rappel, La Libre Network a vu le jour en septembre 2017 avec un double objectif : permettre aux entreprises innovantes de communiquer plus efficacement sur le Web et les réseaux sociaux tout en devenant membre d’un réseau qui produit de l’intelligence collective. C’est dans le cadre de cette seconde mission - celle d’une réflexion collaborative - que ce réseau numérique destiné aux équipes dirigeantes des entreprises a donc sondé les décideurs du sud du pays.

Alors quid des résultats ? A la question de savoir quel serait "l’élément prépondérant qui permettrait d’améliorer la compétitivité de votre entreprise", 32,9 % des dirigeants interrogés ont pointé la réforme de la législation sur le travail, 32,9 % la diminution des charges sur le travail, 19,6 % le fait de favoriser ou d’encourager l’investissement et 13,1 % la baisse de l’impôt des sociétés. Des résultats qui s’inscrivent dans la lignée d’autres enquêtes réalisées sur les attentes des chefs d’entreprise au Sud comme au Nord du pays d’ailleurs et qui démontrent que le monde économique, s’il prend acte des initiatives déjà entreprises par le gouvernement Michel, estime qu’il faut encore aller plus loin en matière de réformes économiques et sociales.

La baisse des cotisations appréciée

Justement, sur les mesures prises par le gouvernement au sein de l’actuelle législature, celle qui a été la plus bénéfique aux yeux des entrepreneurs est sans conteste la baisse des cotisations sociales patronales (74,2 %), loin devant la réduction du temps de préavis durant les premiers mois du contrat (7,8 %) et l’augmentation de la déductibilité des investissements (6,2 %). Finalement, le coût du travail (41,9 %), la difficulté de recruter (21,4 %) et d’obtenir des nouveaux marchés (16,5 %) sont aujourd’hui considérés par les responsables des entreprises francophones sondées comme "les plus gros freins" à l’essor de leur entreprise.

Retrouvez tous les résultats de ce coup de sonde, décrypté par des personnalités du monde économique comme Pierre Rion (fonds W.IN.G), Olivier de Waseige (UWE), Muriel de Lathouwer (EVS) ou Nathalie De Lamper (SDI) dans un supplément réalisé par l’équipe de La Libre Network et encarté ce vendredi dans "La Libre". Ainsi qu’un entretien avec Denis Ducarme (MR), ministre des PME et des Indépendants.