Entreprise Elles ne sont pas dans la ligne de mire des riches investisseurs. Mais selon le Candy Report, elles feraient bien de l’être… Dont une seule est européenne : Dublin.

Qui, en immobilier, n'a pas rêvé de doubler, tripler ou quintupler ses mises en quelques mois, voire quelques années ? Ceci sur fonds de diversification de son (gros) patrimoine. Réalisé par le gestionnaire de portefeuille Deutsche Asset&Wealth Management (DeAWM), le développeur anglais de projets Candy&Candy et le prestataire international de services immobiliers Savills, le classement des douze villes où le prix de la brique est censé augmenter très fortement a donc un petit côté émoustillant…

Il y a deux décennies, certaines cités d’Europe auraient pu en faire partie. Aujourd’hui, et hormis Dublin (Irlande), ces villes prometteuses sont localisées sous des cieux bien éloignés : Tel Aviv (Israël), Melbourne (Australie), Miami et Chicago (Etats-Unis), Panama-City (Panama), Beyrouth (Liban), Istanbul (Turquie), Le Cap (Afrique du Sud), Jakarta (Indonésie), Lagos (Nigéria) et Chennai (Inde).

Ces 12 villes, le "Candy Global Prime Sector Report" ne les a pas tirées de son chapeau. Divers critères indiquent en effet que le prix de l’immobilier va y augmenter fortement dans les prochaines années. Bien mieux que dans les villes qui sont aujourd’hui prises d’assaut par les riches investisseurs, les fameux ‘ultra-high-net-worth-individuals’.

"Il s’agit encore pour le moment de villes de ‘deuxième rang’, indique l’auteur de l’étude, mais leurs perspectives sont bonnes, entre autres parce qu’elles connaissent un développement économique, que les prix y sont bas. Mais aussi parce qu’elles ont des caractéristiques qui les rendent attractives, comme la présence de nouvelles industries high-tech ou financières, une population nombreuse, jeune et diplômée, et l’utilisation de l’anglais comme première ou deuxième langue." Soit des conditions favorables pour les entreprises internationales.

L’étude se base sur l’immobilier résidentiel secondaire, principalement sur les appartements 2 chambres. Sachant que les investisseurs manifestent une aversion au risque, les villes ciblées, bien que de "deuxième niveau", sont et restent des "lieux sûrs". Jusqu’à présent elles ont été moins choyées que d’autres grandes consœurs par les riches investisseurs et leurs prix sont donc accessibles et attractifs. Ce qui ne veut pas dire que les 12 élues ont été choisies pour les mêmes raisons. L’Australienne Melbourne est, par exemple, jugée bien mieux établie que l’Indienne Chennai, mais cette dernière compte un grand nombre de résidents ultra-fortunés.

Il ne faut en effet pas oublier que le Candy GPS Report s’est penché sur le seul marché du haut de gamme, à l’intention des ‘ultra-riches’de surcroît. Et qu’il a pour but de les inciter à s’enhardir un peu, voire même à… s’aventurer au-delà des grands classiques traditionnels que sont Hong-Kong, Londres, Moscou, Singapour et New York. Cinq villes qui raflent 40 % de la richesse immobilière des riches privés, soit… 2 200 milliards de dollars.