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Le parc des voitures de société devrait être plus écologique dans quatre ans, au terme du cycle de leasing des véhicules achetés avant l'entrée en vigueur des nouvelles mesures destinées à réduire les émissions de CO2, auxquelles les entreprises semblent adhérer, selon une étude de la société de consultance en ressources humaines SD Worx. Anticipant l'entrée en vigueur le 1er avril dernier du nouveau régime fiscal en matière d'émissions de CO2, quatre entreprises sur dix ont réorienté leur politique concernant les voitures de société ces trois dernières années, selon cette étude menée auprès de 236 entreprises. Parmi elles, près de 40 pc étaient motivées par le fait de renforcer leur image écologique. Pour 57 pc d'entre elles, l'aspect maîtrise des coûts était également primordial : grâce à des voitures plus économes, il s'agissait de garder le contrôle de frais de carburant et de leasing en hausse. Mais l'argument le plus employé pour justifier la modification de la politique en matière de voitures de société concerne les mesures socio-juridiques prises par le gouvernement, citées par 67 pc des sondés. Le nouveau régime fiscal fait dépendre la déduction des frais automobiles des émissions de CO2 de l'ensemble du parc de voitures de société. Ainsi, une entreprise qui remplace une voiture diesel émettant 160 grammes de CO2 par kilomètre par une voiture diesel qui émet 140 gr/km de CO2 peut déduire 75 pc des charges au lieu de 70 pc, rappelle SD Worx. Les entreprises optent aussi pour les voitures diesel et les monovolumes limités et retirent les tout-terrain et les automatiques de leur parc de véhicules. Les premières étapes vers un parc de voitures de société plus respectueux de l'environnement ont donc été franchies, estime SD Worx.