Entreprise

La marque Voo figure sur les maillots du Standard de Liège et du Sporting de Charleroi depuis déjà quelques mois mais jusqu'ici, aucune offre commerciale n'était disponible pour les consommateurs (à l'exception de quelques zones test). Ce sera chose faite à partir du 23 octobre.

C'est à cette date que la marque Voo, née de l'alliance des câblo-opérateurs ALE-Télédis et Brutélé, commencera à vendre ses services en matière de télévision (analogique et numérique), d'Internet à haut débit et de téléphonie. Le tout via le câble. C'est ce qu'on appelle le "triple play". Clin d'œil amusant: dans la campagne de pub qui accompagne le lancement de Voo, ce terme anglais se retrouve sous la forme de… triplés.

A noter qu'il n'y a pas encore véritablement d'offre combinée des trois technologies, même si celle-ci est annoncée pour les mois à venir: la télévision numérique est proposée par Voo au prix de 13 euros par mois (même prix que pour l'analogique), l'Internet à 20 euros (512 Kilobits par seconde), 33 euros (4 Mégabits par seconde) ou 39 euros (15 Mbps), tandis que la téléphonie est disponible pour 7 ou 15 euros par mois, cette dernière formule permettant de téléphoner de manière illimitée de fixe à fixe en Belgique.

Signalons également que les ambitions de l'ALE-Télédis et de Brutélé ne s'arrêtent pas là. Si les deux sociétés couvrent aujourd'hui quelque 85 communes et 615.000 foyers répartis sur Bruxelles, Liège et Charleroi, elles ont fait une offre liante pour racheter le reste du câble wallon, aujourd'hui aux mains de huit autres câblo-distributeurs. Une telle opération permettrait à Voo de devenir ce fameux "Telenet wallon" dont on parle depuis des années, et de toucher l'ensemble des 1,3 million de ménages wallons.

Mais on n'en est pas encore là, car les huit autres câblos sont également convoités par Telenet et par le groupe Altice, propriétaire de Coditel.