Vos dix métiers de rêve

PAR MONIQUE BAUS Publié le - Mis à jour le

Entreprise / Emploi

ÉCLAIRAGE

La question a été lancée sur la toile par Monster.be (*). Toute simple. Qui, selon vous, exerce un métier de rêve? Plus de 2 000 personnes ont répondu. Résultats:

1. A la première place du palmarès, on trouve le métier d' acteur. Ce qui amuse assez le comédien bruxellois Stéphane Stubbé. «Généralement, quand on rêve d'être acteur, on pense à Louis de Funès ou Jean-Claude Van Damme. C'est oublier qu'on les connaît surtout grâce à la télévision et au cinéma!» Qui, en Belgique, malgré quelques récents succès, n'emploient pas grand monde... Chez nous, la plupart des comédiens qui exercent leur métier sont sur les planches de théâtre. «Pour être employé au théâtre, il faut faire partie d'une famille. Si tu n'as pas accroché un wagon, tu n'es pas catalogué. Et on ne viendra pas te chercher. Alors tu montes tes propres projets.» C'est ce que Stéphane a fait en interprétant le Georges Dandin de Molière créé au Château de Modave et actuellement en tournée. «Pour gagner sa vie entre les spectacles, on touche le chômage lorsqu'on y a droit, ou on fait d'autres boulots.» Comme enregistrer des publicités ou donner des cours. «En commençant, je ne savais pas dans quoi je m'aventurais, confie-t-il. Mais, en même temps, quand on est sur scène c'est un si grand bonheur...»

2. Juste derrière l'acteur, le présentateur TV. Virginie Efira voulait être actrice. Le hasard d'un casting en décidera autrement. «Je comprends que la télévision fasse rêver, dit-elle. Le besoin de reconnaissance, de notoriété, de pouvoir. Ce genre de métier flatte l'égocentrisme. En plus, c'est le secteur du divertissement...» Depuis six mois, Virginie présente également des émissions de radio. Et son rendez-vous quotidien de Mega-Mix (Club RTL) reprend à la rentrée, avec un nouveau nom (Fan Club) et un nouvel habillage. «Au début, je n'en savais rien. Mais maintenant je sais que c'est cela, mon métier.» Tout en manifestant déjà l'envie de passer plus tard à un autre type d'émission. «Jusqu'ici, témoigne-t-elle, consciente de sa chance, je n'ai pris aucun risque. J'ai passé un casting, j'ai été prise et cela continue. Je suis engagée à temps plein. Mais je sais qu'il faudra me renouveler. C'est quand même un métier où on dépend du désir des gens.»

3. Le manager, troisième, semble faire figure d'intrus dans le hit. Avec lui, on a l'air de s'éloigner des médias et de la communication. Quoique... «Tout le monde a besoin d'être en représentation, visible, souligne Dany Pierret, master franchiseur de la chaîne Troc International en Belgique et au Luxembourg et lui-même à la tête de deux magasins. Moi aussi, je joue un rôle. Seuls les objectifs sont différents. Ici, il s'agit de gestion des ressources humaines et de conflits.» Et, tout en soulignant une grande variété de managers, d'évoquer la plus grande difficulté de leur fonction. «Seuls les plus performants arrivent à faire une réelle distinction entre vie professionnelle et vie privée. Bien sûr, quand on aime les challenges, c'est très gai. Mais la dépression du manager existe également, souvent liée à des facteurs de stress relatif aux objectifs à atteindre. Manager, quand on réussit, c'est extraordinaire. Mais quand on échoue, c'est terrible... Une chose est sûre: il faut du charisme et un grand dynamisme pour y arriver!»

4. Que faut-il pour «arriver» dans le journalisme, quatrième rêve évoqué par le sondage? «Quelques expériences différentes, je crois. Pour se rendre compte de ce qui existe ailleurs, répond Hugues van Peel, tout récemment engagé à la RTBf, après des années dans le privé (Nostalgie, BelRTL,...) Pas étonné, lui non plus, de voir son métier cité dans le Top 5. «Les gens ne s'imaginent pas les conditions telles qu'elles sont. Quand vous présentez les infos du matin, par exemple, peu savent que vous êtes là depuis deux heures du mat pour les préparer! Ils ne réalisent pas non plus le travail effectué entre deux bulletins d'info...» Hugues est néanmoins conscient de sa chance. «Combien de confrères sont dans des situations précaires, embarqués dans des statuts d'indépendants, faux indépendants ou pigistes. Pour gagner beaucoup d'argent, ce n'est pas ce métier-là qu'il faut choisir, c'est certain!» Le faire pour être riche, non. Mais bien pour se faire plaisir, parce qu'il y a des côtés gratifiants, reconnaît-il. «Sans rêver pour autant d'être grand reporter, ce qui n'est le lot que de quelques rares confrères...»

5. Beaucoup d'appelés, peu d'élus. Tel est aussi le sort des mannequins. «Je me suis lancée là-dedans un peu par hasard, témoigne Valérie Wouters. Je cherchais à gagner ma vie tout en conservant du temps libre. J'ai essayé. Et cela a fonctionné tout de suite. » La jeune femme reconnaît cependant que tel ne sera pas le cas de tout le monde... «J'ai eu de la chance. Et fait preuve, aussi, de beaucoup de volonté. Parce qu'il faut être disponible.» Presqu'au pied levé, parfois. Pas facile... «Maintenant que je suis mariée, je refuse les voyages lointains.» A tous ceux qui en rêvent et tout en évoquant brièvement «les désavantages» de son job, Valérie conseille de foncer. «Allez-y!» Avec une persévérance qui caractérisera également les grandes réussites dans les cinq derniers domaines épinglés:

6. Homme politique.7. Pilote8. Hôtesse de l'air9. Photographe10. Footballeur professionnel

Le tout n'est-il pas d'y croire? Jolis rêves, alors... Pas question, en effet, de les démolir. Car même ceux qui ont accepté de jouer le rôle d'avocats du diable le reconnaissent. Ils font des métiers formidables. Malgré tout.

(*) La filiale belge de Monster.com, réseau mondial de carrière en ligne - le site de carrière belge dispose d'environ 3 000 offres d'emploi et d'une base de données belge d'environ 32 000 CV.

© La Libre Belgique 2001

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