Entreprise

Faible proportion de femmes dans le monde de l’IT, dans la création de start-up, désintérêt pour les études scientifiques… Le constat est posé de longue date. Pour tenter de renforcer la place et le poids des femmes dans l’entrepreneuriat numérique, une quinzaine d’acteurs bruxellois (1) viennent de se regrouper en une plate-forme baptisée Women in Tech. Objectifs : sensibiliser le public féminin aux métiers de l’informatique et aux opportunités du numérique et du "4.0", stimuler la création de start-up, donner davantage de visibilité aux "role models" féminins…

Fédérer des acteurs est louable mais comment la plate-forme, dirigée par Loubna Azghoud (impulse.brussels), compte-t-elle agir sur le terrain et éviter l’écueil du "machin de plus" ? "Chaque partenaire restera bien sûr libre de décider de ses propres actions mais le but est de réaliser des projets en commun, pour plus d’impact. Il s’agit aussi de donner plus de visibilité à ce qui existe déjà, d’informer les femmes sur les opportunités, sur ce qui existe pour elles, de les orienter vers les partenaires. Il sera aussi de "féminiser" davantage les actions des différents acteurs, de promouvoir davantage de mixité dans ce qu’ils font."

Women in Tech aura également un rôle de recommandation auprès des autorités régionales. Dès cette année, une action concertée prendra la forme d’un Women Code Festival qui se tiendra en octobre, pendant la Code Week européenne. Tous les partenaires organiseront des actions sur l’ensemble du territoire bruxellois. Autre événement : un hackathon féminin, en décembre. Women in Tech a reçu le soutien, en ce compris financier, du gouvernement bruxellois qui en a fait la mesure n°13 de sa "to do list" stratégique NexTech.

(1) Clusters Software. brussels et Screen, MIC Bruxelles, Betagroup, Start-IT, Sharify, Girleek, Le Wagon, Interface3, Digital Leadership Institute, InQube, Innoviris, SmartCity, Women BeAngels, BeCode