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C’est le feuilleton qui a animé le secteur aérien en Belgique tout cet été. Et il n’est pas fini. En prolongeant pour un mois les droits de trafic d’Ethiopian Cargo depuis l’aéroport de Bruxelles-National, la ministre Galant ne fait que reporter le problème : l’élue MR devra se prononcer définitivement sur le dossier à la fin du mois de septembre.

L’affaire "Ethiopian" est complexe. Elle met surtout en lumière la rivalité croissante entre l’aéroport de Bruxelles-National et celui de Liège, chacun défendant les intérêts de son principal client cargo (DHL à Zaventem et TNT à Bierset).

Tout a commencé au début de cette année, lorsque DHL décide de s’agrandir à Zaventem. Pour transporter ces nouvelles marchandises depuis Brussels Airport, la société allemande fait appel à une compagnie africaine, Ethiopian Cargo. Le but de DHL ? Cibler l’Asie et plus particulièrement Dubai, Shangai et Hong-Kong. Les premiers vols, de jour, décollent dès janvier depuis Zaventem. Mais le spécialiste du transport de colis estime assez vite que faire une escale par Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie, est une "perte de temps et d’argent". DHL demande alors à Ethiopian d’opérer directement depuis Bruxelles vers les trois villes asiatiques. Et cela bloque : d’après les accords bilatéraux entre l’Ethiopie et la Belgique, la compagnie n’a pas le droit d’opérer vers ses trois aéroports d’Asie en vol direct.

Pour la direction de Brussels Airport, c’est clair. Cette clause de l’accord a été insérée à la demande du grand concurrent de DHL, TNT qui opère depuis l’aéroport de Liège. Au forceps, Ethiopian obtient toutefois des droits temporaires (un mois) de la ministre Jacqueline Galant, ce qui lui permet de transporter le fret de DHL directement depuis Bruxelles vers l’Asie.

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