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La Bourse de Paris a fini dans le vert mercredi (+1,82%), les investisseurs retrouvant un goût pour les actifs risqués après le mouvement de panique du début de semaine.

L'indice CAC 40 a gagné 94,09 points à 5.255,90 points dans un volume d'échanges de 5,4 milliards d'euros. La veille, il avait terminé en fort repli de 2,35%.

La cote parisienne, qui a ouvert en hausse dans le sillage des gains réalisés par Wall Street la veille, a accéléré sa progression en fin de journée.

Le retour au vert de la Bourse de New York a été notamment permis par une détente du marché obligataire, dont la forte tension avait déclenché un mouvement de panique outre-Atlantique, sur fond de crainte d'un resserrement monétaire plus rapide que prévu.

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Après avoir atteint 2,88% lundi, le rendement américain à dix ans évoluait autour de 2,81% mercredi.

"Il n'y a pas eu de vrai gros catalyseur" mercredi, explique à l'AFP Alexandre Baradez, analyste pour IG France, évoquant une série d'indicateurs positifs qui ont permis à la place parisienne de rebondir.

Le spécialiste a noté le "sentiment que la baisse a été très forte, probablement trop forte à court terme, et qu'elle ne correspond pas à la perception réelle de l'économie, notamment de l'économie européenne".

Le léger recul de l'euro face au dollar, qui évoluait sous 1,23 dollars à 17h15 GMT, "peut favoriser les marchés européens", explique l'analyste, qui évoque aussi des "repositionnements sur le moyen terme" des investisseurs.

L'accord de coalition en Allemagne entre les conservateurs et les socio-démocrates a aussi contribué à l'évolution positive des marchés européens.

"Je pense que le gros frein que peut être la coalition allemande a été levé pour l'Europe", explique l'analyste, qui se dit "plutôt optimiste sur le moyen terme".

"Dans le pire des cas, s'il y avait une nouvelle secousse, je ne suis pas convaincu qu'elle serait très durable", note Alexandre Baradez.

Du côté des indicateurs, l'agenda était relativement peu fourni. L'Allemagne a publié les chiffres de la production industrielle, en légère baisse de 0,6% en décembre.

En France, le déficit commercial s'est nettement creusé en 2017, pour atteindre 62,3 milliards d'euros, contre 48,3 milliards d'euros un an auparavant.

Aux Etats-Unis, les stocks de pétrole brut ont progressé de 1,9 million de barils la semaine dernière, la production américaine dépassant quant à elle la barre des 10 millions de barils par jour.