Placements / Marchés La hausse de 3,7 % sur un an est principalement due à l’augmentation de tarifs appliquée par deux banques.

Avoir un compte à vue coûte plus cher qu’il y a un an. En effet, la moyenne du prix d’un compte à vue a augmenté l’année dernière de 3,9 % alors qu’il avait diminué en 2016 (-1,32 %). Cette hausse, qui ressort du rapport du premier trimestre de l’Observatoire des prix, est supérieure à l’inflation totale (2,2 %) de 2017. Le prix a surtout augmenté pour les comptes à vue avec carte de crédit. "Cette hausse est principalement la conséquence d’une hausse de tarifs appliquée par deux banques", précise le communiqué du SPF Economie, qui ne veut toutefois pas communiquer leurs noms.

Deux banques

Le coût moyen d’un compte à vue électronique avec carte de crédit est passé de 45,75 euros en 2017 à 48,27 euros au 1er janvier 2018 (+ 5,57 %). Le coût du compte à vue électronique sans carte de crédit, qui est le plus populaire (41,5 %). est passé de 21,40 euros à 21, 95 euros (+ 2,57 %). Le coût du compte traditionnel avec carte de crédit passe de 45,80 euros à 48,64 euros (+ 6,20 %).

"Les comptes à vue sans carte de crédit sont nettement moins chers que les comptes à vue avec carte de crédit. Les comptes à vue électroniques sont même plus de la moitié moins chers lorsque le consommateur ne prend pas de carte de crédit", souligne Peter Van Herreweghe, directeur de l’Observatoire des prix

Réaction de Febelfin

La publication de ces augmentations de coûts du compte à vue a poussé Febelfin à sortir un communiqué pour faire valoir que "le compte à vue en Belgique parmi les moins chers d’Europe". "Le profil le plus coûteux est un profil traditionnel avec carte de crédit, et son coût reste encore inférieur à 50 euros. Ce coût peut, selon le site comparatif français Panorabanques.com, s’élever à 194,30 euros en France, par exemple", poursuit Febelfin. Et de souligner également que les chiffres du SPF Economie indiquent qu’au cours des 10 dernières années, les frais bancaires en Belgique ont connu une augmentation inférieure (17,7 %) à celle de l’inflation (19,3 %).