Placements / Marchés Dans les portefeuilles, les sicav sont des outils diversifiés offrant une gestion professionnelle.

On l’oublie souvent mais le mot sicav signifie « Société d’Investissement à Capital Variable ». Il s’agit donc d’une entité juridique distincte de l’organisme financier qui la promeut. Cette société récolte des fonds auprès des investisseurs et les réinvestit selon une politique et une stratégie de gestion définies dans son prospectus. La sicav émet des parts en représentation des souscriptions. S’ils sont commercialisés en Belgique vers le grand public, ces instruments de placement sont contrôlés par l’autorité de contrôle, la FSMA.

Pourquoi est-ce intéressant de souscrire à une sicav ?
Grâce à ce véhicule de placement, l’investisseur a accès à un investissement diversifié puisque le gestionnaire investit dans plusieurs instruments de placement. Il bénéficie également d’une gestion professionnelle de ses avoirs et ce, à partir d’une somme relativement modique. Les revenus d’une sicav peuvent soit être distribués sous forme de dividendes (on parle de sicav de distribution) ou être capitalisés (on parle alors de sicav de capitalisation). La plupart des sicav sont des sicav de capitalisation car la fiscalité de ce placement est plus intéressante.

Où peut-on acheter une sicav ?
La vente et l’achat des parts se font aux guichets des banques ou en ligne. Ces parts sont valorisées et traitées à leur valeur d’inventaire disponible sur les sites des promoteurs ou dans la presse spécialisée. Les sicav sont en général des fonds ouverts qui n’ont pas d’échéance finale mais il existe également des sicav sous forme de fonds fermés qui ont une durée limitée. Dans le cas des fonds fermés, il est plus difficile de sortir de ces fonds car la sortie entraîne des frais supplémentaires.

Comment savoir ce qu’il y a dans une sicav ?
Les sicav sont composées de différents compartiments qui peuvent investir dans des classes d’actifs différentes. Il existe plusieurs types et compartiments de sicav : actions, obligations, mixtes, patrimoniales, avec protection en capital, sectorielles ou géographiques. Le prospectus ou le prospectus simplifié (KIID) définissent dans quels actifs la sicav sera investie. Ensuite, les rapports semestriels ou les fiches commerciales disponibles aux guichets des banques ou sur Internet permettent de voir régulièrement la composition du fonds, sa performance, sa valeur, son niveau de risque et sa politique d’investissement.

Quels sont les frais dans une sicav ?

Il est difficile de cerner la totalité des frais qui sont prélevés dans une sicav. Pour avoir une idée des frais et commissions qui sont perçus, il est bon de se renseigner dans le KIID, le prospectus et les rapports annuels. Les premiers frais qui sont perçus sont les frais d’entrée. Il s’agit de frais qui sont perçus une seule fois lors de la souscription. Si ces frais sont, par exemple de 3%, lorsqu’on verse 100 € seuls 97 € seront effectivement investis dans le fonds. Viennent ensuite les frais de gestion. Pour les sicav à gestion active classiques, ils oscillent généralement entre 1 et 1,5% par an. Ce sont des frais qui sont perçus chaque année pour couvrir les frais relatifs au métier de la gestion (paiement des gestionnaires). La sicav supporte également une série de frais opérationnels (paiement des réviseurs, banque dépositaire,…). L’ensemble de tous ces frais (y compris les frais de gestion et hors frais d’entrée) représente le TER (Total Expense Ratio) ou ratio de frais totaux. Ce ratio s’exprime en pourcentage de la valeur d’inventaire du fonds. A cela il convient encore d’ajouter les frais de transactions. En effet, chaque achat ou vente d’actifs dans le fonds engendre des frais. Certains fonds perçoivent également des frais de sortie qui, comme leur nom l’indique, ne sont perçus qu’une seule fois à la sortie.

A quoi faut-il être attentifs ?
Comme dans tout investissement, il faut se renseigner avant d’entrer dans une sicav. Le KIID et la fiche commerciale permettent de se renseigner sur tous les aspects de cet investissement.

Les sites ou les banquiers qui vendent ce type de placement sont aussi susceptibles de fournir des réponses aux questions qu’il convient de se poser avant d’investir dans ces véhicules. I. de L.