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La timide progression de Wall Street lundi à l'ouverture permettait aux indices européens de réduire quelque peu leurs pertes et d'arriver partagés à l'approche de la clôture. Celle-ci devait voir le Bel 20 confirmer une baisse de 0,45 pc à 3.801,93 points avec 14 de ses éléments dans le rouge. Ceux-ci étaient emmenés par Bpost (13,27) avec une décote de 4,67 pc devant ING (11,85), négative de 2,24 pc, KBC (63,32) et Ageas (45,07) cédant 0,28 et 0,51 pc.

AB InBev (84,42) avait finalement opté pour un repli de 0,45 pc tandis qu'Ontex (24,20) et arGEN-X (78,10) portaient leurs pertes à 1,63 et 2,25 pc.

Solvay (114,40) reculait de 0,22 pc alors qu'UCB (76,52) était stationnaire, Umicore (48,57) et Nyrstar (5,20) s'appréciant de 0,10 et 1,07 pc.

Proximus (20,69) et Orange Belgium (12,92) avaient viré de 0,44 et 1,25 pc à la hausse tandis que Telenet (44,42) cédait 0,18 pc.

Bekaert (22,26) perdait 0,98 pc alors qu'Aperam (40,87) gagnait de justesse 0,07 pc, Galapagos (95,08) et Colruyt (51,42) perdant 0,27 et 0,58 pc contrairement à Ahold Delhaize (20,69) en hausse de 0,07 pc.

Hors indice, Asit (3,69) remontait de 5,4 pc supplémentaires à l'inverse de Mithra (34,10) et ThromboGenics (7,26) qui abandonnaient 2,5 et 1,5 pc, Fagron (16,10) et Celyad (25,38) se dépréciant de 1,9 et 1,7 pc.

Euronav (7,09) et Deceuninck (2,13) chutaient de 3,4 pc chacune, Balta (5,04) et Van de Velde (28,45) reculant de 2,5 et 1,9 pc tandis que Lotus Bakeries (2.610,00) reperdait 1,5 pc.

AB InBev était de loin en tête au rang des échanges avec 1.429.267 titres traités pour quelque 121 millions d'euros, devant KBC (874.476 titres et 55 millions) et Ageas (649.651 titres et 29 millions).

Vers 16h30, l'euro s'inscrivait à 1,1383 USD, contre 1,1386 dans la matinée et 1,1422 vendredi. L'once d'or perdait 15,20 dollars à 1.199,60 dollars et le lingot se négociait autour de 33.805 euros, en baisse de 435 euros.

La Bourse de Paris a terminé quasiment stable lundi (-0,04%), les investisseurs restant prudents vis-à-vis de la crise de la devise turque, mais sans affolement toutefois.

L'indice CAC 40 a cédé 2,36 points à 5.412,32 points, dans un volume d'échanges ténu de 2,8 milliards d'euros. Vendredi, il avait fini en net recul de 1,59%.

La Bourse de Londres a terminé en baisse de 0,32% lundi, affectée par le recul du secteur financier sur fond de crise en Turquie.

A la clôture, l'indice FTSE-100 des principales valeurs a perdu 24,56 points à 7.642,45 points.

La Bourse de Francfort a fini lundi en baisse, le Dax cédant 0,53%, après la dégringolade boursière du groupe Bayer et les inquiétudes sur la livre turque.

L'indice vedette a reculé de 65,61 points pour finir à 12.358,74 points. Le MDax des valeurs moyennes a de son côté pris 0,11%, à 26.669.98 points.


La Commission européenne "suit de près" la crise de la livre turque

La Commission européenne a assuré lundi suivre de près l'effondrement de la livre turque et plus particulièrement son possible impact sur les banques européennes, alors que la chancelière allemande Angela Merkel soulignait que "personne (...) n'a d'intérêt dans la déstabilisation de la Turquie". La livre turque a perdu cette année plus de 40% de sa valeur face au dollar et à l'euro, une dégringolade encore accentuée par les sanctions imposées à Ankara par le président américain Donald Trump - comme le doublement des droits de douane sur l'acier et l'aluminium turcs. Les tensions entre la Turquie et les Etats-Unis, deux pays alliés au sein de l'Otan, sont allées crescendo ces derniers jours, emportant la monnaie turque.

Un porte-parole de la Commission européenne, Christian Spahr, a affirmé lundi que l'Europe suivait de près les évolutions sur les marchés financiers turcs.

"Nous sommes conscients du possible impact sur les banques européennes", a-t-il ajouté.

M. Spahr s'est toutefois refusé à indiquer si cette crise financière pourrait avoir une influence sur l'accord migratoire controversé conclu entre l'Union européenne et Ankara en mars 2016.

"Nous ne versons pas dans les spéculations sur ce qui va se passer au niveau de la migration", a-t-il indiqué en réponse à une question.

La chancelière allemande Angela Merkel s'est impliquée lundi dans le débat, soulignant que "personne (...) n'a d'intérêt dans la déstabilisation de la Turquie" et que "tout doit être fait pour que, par exemple, une banque centrale indépendante puisse opérer".