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Tous les regards de la planète finance étaient tournés mercredi soir vers Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed). Sans grande surprise, celle qui est considérée comme l’une des femmes les plus puissantes du monde a annoncé une nouvelle hausse des taux outre-Atlantique, la troisième depuis le déclenchement de la crise financière de 2008 mais surtout la première depuis l’entrée en fonction de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Confiance et… inquiétudes

Concrètement, la Fed a fait passer son taux interbancaire (NdlR : le coût de l’argent que les banques se prêtent entre elles) au jour le jour dans la fourchette de 0,75 % à 1 %. Une hausse modeste des taux qui témoigne à la fois de la bonne santé de l’économie américaine - avec un taux de chômage limité à 4,7 % - mais qui paradoxalement prend place dans un contexte de nervosité croissante, certains observateurs craignant une forte correction boursière (lire par ailleurs) à Wall Street dans les semaines et mois à venir.

La remontée de l’inflation (à 1,9 %) et la bonne santé du marché de l’emploi - en février 235 000 jobs ont été créés - ont donc incité les dirigeants de la Fed à agir : ils ont dressé hier un tableau positif de l’état de santé de l’économie américaine. Même si la Fed n’a pas tenu compte, à ce stade, des effets à venir de la politique budgétaire expansionniste de la nouvelle administration américaine. Trump, qui entretient des relations conflictuelles avec Janet Yellen, appréciera...

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