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Le groupe japonais de textiles techniques et fibres de carbone Toray a déclaré mardi être confronté à son tour à une affaire de données falsifiées de certains de ses produits, comme ses compatriotes Mitsubishi Materials et Kobe Steel avant lui. "Il s'est avéré que des données concernant le contrôle qualité de produits ont été incorrectement réécrites" dans la filiale Toray Hybrid Cord, a-t-il déclaré dans un communiqué, alors que le PDG du groupe, Akihiro Nikkaku, tenait une conférence de presse à Tokyo organisée en dernière minute.

Les produits en question sont des cordages pour pneumatiques et autres fils tramés spéciaux à usage industriel, selon le communiqué.

Des falsifications de contrôles de qualité dans cette filiale ont été identifiées entre avril 2008 et juillet 2016, affectant 13 sociétés clientes, a précisé le groupe.

Ces falsifications ne remettent pas en cause la qualité et la sécurité des produits, a toutefois assuré Toray, affirmant également n'avoir pas détecté d'autres mauvaises pratiques dans les autres activités du groupe.

Le titre du groupe à la Bourse de Tokyo perdait plus de 3,5% vers 11H21 (02H21 GMT), à 1.065 yens, après avoir chuté de plus de 8% juste après la révélation de cette affaire en milieu de matinée, tandis que l'indice Nikkei gagnait 0,16% à la même heure.

Plusieurs groupes nippons ont déjà été éclaboussés par des scandales similaires ces derniers mois, notamment le sidérurgiste Kobe Steel et tout récemment Mitsubishi Materials via plusieurs de ses filiales.

Les constructeurs automobiles japonais Nissan et Subaru ont aussi été touchés ces derniers mois par des irrégularités de procédures dans l'inspection finale de leurs véhicules produits au Japon et destinés à ce seul marché.