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Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse vendredi à cause de l'effondrement de la livre turque, alimentée par l'intensification de la crise entre Ankara et Washington et son onde de choc planétaire, faisant baisser les actions de plusieurs banques. "La BCE a alimenté les inquiétudes sur une contagion au secteur bancaire, mettant en avant l'exposition des banques du continent à leurs homologues turques face à la chute de la livre turque", a observé Mike van Dulken, analyste chez Accendo Markets.

La Bourse de New York reculait aussi à la mi-séance: vers 16h20 GMT le Dow Jones Industrial Average perdait 0,71%, le Nasdaq 0,47% et l'indice élargi S&P 500 0,57%.

L'Eurostoxx 50 a perdu 1,94%.

La Bourse de Paris a terminé en net recul, l'indice CAC 40 cédant 1,59% à 5.414,68 points.

BNP Paribas a perdu 2,99% à 52,56 euros, Société Générale a reculé de 2,50% à 36,23 euros et Crédit Agricole de 2,05% à 12,18 euros.

Le secteur technologique a quant à lui été affecté par les perspectives prudentes évoquées par plusieurs géants non européens du secteur ainsi que par une note d'analyste évoquant un ralentissement dans le secteur.

La Bourse de Francfort a fini en forte baisse, le Dax perdant 1,99% à 12.424,35 points.

Les 30 valeurs de l'échantillon étaient dans le rouge à la clôture, les bancaires ayant le plus souffert. Déjà mal en point depuis des mois, Deutsche Bank a abandonné 4,06% à 10,31 euros, finissant dernière du tableau, devant Commerzbank qui a lâché 3,50% à 8,45 euros et paraît déjà condamné à prochainement devoir quitter le Dax.

A Londres, l'indice FTSE-100 des principales valeurs a perdu 0,97% à 7.667,01 points.

Les banques ont été pénalisées, Barclays a perdu 2,02% à 187,64 pence, RBS 1,67% à 247,90 pence, HSBC 0,62% à 721,30 pence et Lloyds Banking Group 0,40% à 61,86 pence.