Placements / Marchés

Wall Street a ouvert en baisse mercredi, le marché se montrant prudent face à l'escalade de tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord: le Dow Jones perdait 0,31% et le Nasdaq 0,65%.

Vers 14H10 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average cédait 67,91 points à 22.017,43 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, 41,52 points à 6.328,94 points. L'indice élargi S&P 500 reculait de 7,87 points, soit 0,32%, à 2.467,05 points.

Mardi, la Bourse de New York avait terminé dans le rouge, accusant le coup après les déclarations du président américain Donald Trump promettant le "feu et la colère" à Pyongyang: le Dow Jones avait perdu 0,15% et le Nasdaq 0,21%.

"Les Bourses mondiales baissaient ce (mercredi) matin après les échanges de menaces entre (Donald) Trump et Kim (Jong-Un)", a estimé Chris Low de FTN Financial dans une note.

Les investisseurs se détournaient des actifs dits risqués pour privilégier les valeurs refuges comme l'or, le franc suisse ou les bons du Trésor.

Le marché obligataire montait: le rendement des bons du Trésor à 10 ans, qui évolue à l'inverse du prix des obligations, baissait à 2,220%, contre 2,262% mardi soir et celui des bons à 30 ans à 2,801%, contre 2,843%.

Donald Trump a encore intensifié mercredi l'escalade verbale face à la Corée du Nord, affirmant que l'arsenal nucléaire américain, était "plus fort et plus puissant" que jamais.

Avant cela, la Corée du Nord avait annoncé envisager des tirs de missiles près des installations militaires des Etats-Unis sur l'île de Guam.

"Tout le monde sait qu'un conflit entre les deux pays serait désastreux, mais franchement, si le marché s'attendait à ce qu'un véritable conflit ait lieu, (les indices) baisseraient plus", a relativisé Patrick O'Hare de Briefing dans une note.

"La situation nord-coréenne est une excuse pour un repli qui était en gestation", a-t-il estimé.

Cela fait plusieurs semaines que les analystes mettent en avant la valeur élevée du marché, le Dow Jones ayant encore enchaîné une série de records jusqu'à lundi.

Seul indicateur notable mercredi aux Etats-Unis, la productivité a augmenté de 0,9% au deuxième trimestre, ce qui est mieux que ce à quoi s'attendaient les analystes.

Priceline chute

Le loueur de voitures Hertz s'adjugeait 14,99% à 16,42 dollars malgré une perte par action, la référence à Wall Street, trois fois plus élevé que ce à quoi s'attendaient les analystes. Le titre avait perdu près de 70% de sa valeur en un an.

Disney a décidé de défier Netflix (-2,06% à 174,68 dollars) en mettant fin au partenariat unissant les deux groupes et de désormais privilégier la diffusion de ses programmes en flux continu (streaming) pour mieux s'adapter aux souhaits des consommateurs.

Le groupe de média et de divertissement a également annoncé un bénéfice net en recul pour le 3e trimestre de son exercice décalé ainsi qu'un chiffre d'affaires sous les attentes du marché, ce qui provoquait un recul de son action de 5,13% à 101,49 dollars.

Le site de commerce en ligne Priceline, spécialisé dans les réservations d'hôtels ou de voyages, chutait de 8,10% à 1.883,08 dollars après avoir fait part de résultats trimestriels inférieurs aux attentes.