Placements / Marchés Chaque investisseur est différent mais chacun doit se poser les bonnes questions avant d’investir.

Avant d’investir, il convient d’établir son profil d’investisseur, de bien cerner ses besoins en matière de financement et de définir son aversion au risque. Il est alors bon de se poser quelques questions :

  • Quel est le but de l’investissement envisagé ?
  • Veut-on une rente ou pas?
  • Cette épargne est-elle un matelas pour les coups durs?
  • Quel est l’horizon de placement?
  • Quelle est l’aversion au risque de perte en capital?
  • Quelle est l’aversion au risque de perte de rendement?
  • Quelle serait la réaction face à une moins-value après un an ? Amertume, patience ou sérénité ?
  • Quelle est l’importance du patrimoine GLOBAL?
  • Quelle est l’importance du capital investi au sein de ce patrimoine ?
  • Ne pas oublier tout le volet assurances (vie, pensions, pensions complémentaires,…)
  • Quelle est la capacité d’épargne?
  • Quel est l’éventuel plan de remboursement des dettes?
  • Quel est le niveau de connaissance des produits financiers?
  • La presse financière est-elle familière ou pas?
  • De quel type d’assistance a-t-on besoin? Gestion conseil, discrétionnaire ou simples avis ?

Une fois le profil bien défini, l’investisseur pourra définir dans quelle classe de risque il se situe : défensif, neutre ou agressif. Beaucoup d’investisseurs recherchent une gestion de bon père de famille. Que cherche « un bon père de famille » quand il investit ? Il tente d’obtenir un certain rendement tout en préservant son capital. Il développe une aversion au risque plutôt en ce qui concerne son capital qu’une aversion sur la perte de rendement.

Comment investir dans cette optique ? La diversification reste un maître-mot en gestion de patrimoine. Ne dit-on pas qu’il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier ? En ce qui concerne les obligations étatiques, il faut désormais analyser la situation pays par pays en veillant au niveau de la dette par rapport au Produit Intérieur Brut (PIB) et se concentrer sur des pays qui sauront prendre les mesures budgétaires adéquates. Il faut faire une analyse de risque pays comme pour les obligations corporate. Il faut aussi admettre que le risque sur les marchés, en règle générale,  est désormais beaucoup plus important qu’il y a quelques années. La donne a changé. En ce qui concerne les investissements en actions, il faudra donc se tourner vers des sociétés bien valorisées qui ont un endettement faible dans des secteurs peu sensibles à la conjoncture.

Une bonne stratégie de diversification que conseillent certains gestionnaires est de se constituer un portefeuille bien balancé à concurrence de 50% en actions et 50% en obligations. Lorsque cette pondération change en fonction de l’évolution des marchés, il est alors bon de rebalancer le portefeuille de façon à ce que cette pondération 50/50 soit toujours respectée. Cette perspective exige que l’on s’astreigne à une certaine rigueur. Il faut veiller à acheter de façon régulière, à ne pas paniquer quand les bourses baissent et à ne pas s’emballer quand elles montent. Il est donc important de se constituer un portefeuille de qualité, diversifié et de ne pas rester figé sur ses positions en sachant parfois se remettre en question quand le vent tourne.  I. de L.