Placements / Marchés Premiers effets négatifs sur les entreprises cotées.

Même si les opérateurs financiers sont persuadés de la capacité exceptionnelle de retournement de stratégie du président américain, ils ont été forcés cette semaine de tenir compte des premiers effets probables de la guerre commerciale. Toutes les valeurs du secteur, européennes en tête, ont pâti des menaces de taxes sur les importations. Mais l’Allemand Daimler a émis, avant les autres, un avertissement sur résultats pour l’année en cours. En cause, les risques de contre-mesures relatives à une partie de ses véhicules de type SUV destinés au marché chinois qui sont fabriqués… en Alabama. Le patron de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, pourtant un homme de Donald Trump, a reconnu que les changements en vue dans la politique commerciale des Etats-Unis pourraient amener à revoir les perspectives économiques… C’est que les patrons américains qui sollicitent des modèles d’évaluation des résultats commencent à intégrer des mesures de prudence dans leurs stratégies. Ce qui pourrait se traduire dans les faits par le report intempestif d’investissements, d’engagements, de décisions importantes. Ce pourrait aussi être le cas au niveau des ménages. On vient de le voir, les mises en chantier de logements ont progressé de 5 % en mai aux Etats-Unis, mais, dans le même temps, les demandes de permis de bâtir ont reculé de 4,6 %.