Placements / Marchés La semaine a été marquée par une poursuite du lent effritement en cours. A nalyse.

Alors qu’un sentiment positif semble toujours se dégager à la Bourse de New York, apparemment soutenue par le président américain et ses alléchantes promesses, force est de constater que dans les chiffres, Wall Street est entrée depuis début mars dans une phase de baisse, lente et inconsistante. Cette évolution qui a coûté quelques pourcents à l’indice Dow Jones s’accompagne d’un affaiblissement du dollar sur le front des changes. Rien d’inquiétant jusque-là, mais on sent aussi que le marché américain pourrait subir une correction plus importante et plus rapide sur une déception. Cela est déjà visible dans l’évolution des valeurs dont les résultats trimestriels déplaisent.

IBM sème le doute

Cette semaine, c’est le géant IBM qui a fait les frais de cette conjoncture morose, sur l’annonce de résultats trimestriels inférieurs aux attentes, mais surtout, marqués par un nouveau recul du chiffre d’affaires. Nouveau ? Oui, si le groupe soigne ses marges, ses revenus ont reflué cette année pour le 20e trimestre consécutif. L’offensive dans les services "cloud" et les applications d’intelligence artificielle ne sont pas encore capables de rivaliser en chiffre d’affaires avec l’ancien cœur de métier de Big Blue, le "hardware".