Placements / Marchés La situation des marchés qui plafonnent surprend les observateurs.

Dans le milieu boursier, on a coutume d’évoquer une maxime en cette période de l’année : "Sell in May and go Away !" En d’autres termes, et en français, au mois de mai, soldez vos postes actions les plus spéculatifs et prenez du champ. C’est vrai qu’historiquement, on note des creux boursiers en été, mais c’est aussi vrai à d’autres périodes. La relative fermeté des indices boursiers que l’on peut observer actuellement est toutefois plus inquiétante, tant les facteurs conduisant à des allégements de positions sont nombreux. Le niveau de valorisation des entreprises cotées en est un, aux Etats-Unis certainement, qui appelle un cycle de correction.

Stagnation préoccupante

Si les résultats trimestriels produits par les sociétés cotées restent globalement bons aux Etats-Unis, il est bon de se souvenir que le marché boursier est au plus haut de son histoire, et surtout, qu’il grimpe - avec quelques soubresauts intermédiaires - depuis le printemps 2008, après la dépression boursière liée à la crise financière des subprimes. Et pourtant, le Dow Jones tient, à quelques encablures des 21 000 points. Dans le même ordre d’idées, on a pu noter cette semaine que le groupe Apple avait franchi le cap des 800 milliards de dollars de capitalisation boursière. Que ce géant de la technologie et des médias ait pris du poids n’est pas inquiétant en soi, bien sûr. Mais que son action se traite à près de 19 fois les bénéfices alors qu’il a très longtemps été jugé normal qu’elle se traite à 12/14 fois les bénéfices est intriguant, pour le moins. Sauf à imaginer que les investisseurs aient intégré dans la valorisation le retour - assorti d’une ristourne fiscale - des centaines de milliards de dollars de liquidités du groupe logées à l’étranger.

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