Placements / Marchés La jeune entreprise américaine surfe sur la vague d’euphorie boursière.

Après une nouvelle salve de déclarations économiques enthousiasmantes de la part du président américain, les marchés boursiers ont tenu le cap sur la semaine écoulée. On a pourtant noté un léger ralentissement du côté des grosses entreprises cotées à Wall Street. C’est que la probabilité d’une hausse des taux de référence de la Réserve fédérale américaine (Fed) atteint désormais près de 90 %, ce qui est de nature à effrayer une partie des investisseurs dont le portefeuille est placé sur des valeurs de rendement. Mais le secteur bancaire affiche pour sa part une santé insolente, pour les mêmes raisons, les opérateurs anticipant la reconstitution de la marge d’intérêts, ce qui a suffi à soutenir les indices de référence à des niveaux historiques.

Fenêtre de tir

La Bourse de New York est-elle surévaluée ? Elle commence en tout cas à devenir chère et donc potentiellement sensible à une vague de dégagements. Mais dans l’attente de l’élément déclencheur, les multiples affichés par les entreprises technologiques ont permis de finaliser comme dans un rêve l’introduction en Bourse de Snap Inc., la start-up qui a développé l’application Snapchat. Evaluée fort généreusement par les analystes à 17 euros, l’action a débuté sa vie boursière par une hausse de pratiquement 50 %, valorisant l’entreprise à 29 milliards de dollars. C’est-à-dire près de 30 fois le chiffre d’affaires estimé pour l’année en cours… Ou 40 fois la perte par action, puisque Snap dépense bien plus d’argent qu’elle n’en gagne. L’engouement des investisseurs était tel que même les sites Internet financiers américains ont peiné à répondre à l’afflux de requêtes liées au besoin de suivre les premiers cours de Snap.