Placements / Marchés

Ils sont déjà bien nombreux, ces Européens d’un âge certain, Français et Britanniques en tête, à venir passer l’hiver à Maurice. Mais ils sont désormais de plus en plus nombreux à vouloir y résider, voire à tenter d’y obtenir une carte de résident… fiscal. Avec tous ses privilèges…

Pour ce faire, pas nécessairement besoin d’être propriétaire d’un bien. Mais cela aide. Quand il a décidé d’enfin ouvrir les portes de la propriété de cette île magnifique à des étrangers (c’était en 2001), le gouvernement a en effet posé ses exigences - un ticket d’entrée de 500 000 dollars d’investissement minimum, qui plus est exclusivement dans des resorts 5 étoiles créés pour l’occasion - mais a ajouté un peu de baume fiscal : faibles droits d’enregistrement, pas d’impôt foncier, pas de taxe sur les plus-values, carte de résident automatique, carte de résident fiscal à tout qui résidait au minimum six mois par an…

Au fil des ans, les exigences financières ont baissé, ouvrant la porte à des investisseurs un peu moins nantis, sans pour autant déparer le positionnement haut de gamme et exclusif de l’île. A entendre les professionnels locaux de l’immobilier et du tourisme, cette carte de résident fiscal n’est pas un objectif en soi, et certainement pas la première raison d’un séjour longue durée sur l’île. Pour eux, Maurice ne serait pas un paradis fiscal, mais un pays fiscalement intéressant.

Un cadre paradisiaque

Ses atouts sont d’un tout autre ordre : un cadre paradisiaque, vallonné et vert au centre, blond et turquoise en bord de mer; un climat tropical idyllique et donc une ambiance vacancière toute l’année (les mois de janvier à mars sont tout de même difficilement supportables tant il faut chaud et moite); un environnement politico-juridique stable; un très accueillant bilinguisme français/anglais; et des services, hospitaliers notamment, du même acabit. Certes, la distance est importante (9 500 km), mais elle est avalée plusieurs fois par jour par un nombre grandissant de compagnies : Air Mauritius et Air Austral (de sa voisine de La Réunion), Air France et KLM, Turkish, Emirates, etc. Et ce, avec des fuseaux horaires identiques ou presque avec ceux de l’Europe et de l’Afrique.