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La Bourse de New York a terminé dans le rouge mercredi, fragilisée par les résultats décevants de quelques entreprises et les interrogations sur le prochain patron de la banque centrale américaine: le Dow Jones a cédé 0,48% et le Nasdaq 0,52%.

Selon les résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a reculé de 112,30 points à 23.329,46 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 34,54 points à 6.563,89 points.

L'indice élargi S&P 500 a perdu 0,47%, ou 11,98 points, à 2.557,15 points.

En pleine saison des comptes trimestriels, les investisseurs ont accueilli fraîchement une série de résultats en demi-teinte.

L'émetteur de cartes de crédit Visa est certes monté de 1,00% après des résultats supérieurs aux attentes.

Mais Coca-Cola a cédé 0,28% malgré des chiffres dépassant les prévisions et Boeing, dont les résultats trimestriels ont été affectés par une nouvelle charge liée à l'avion ravitailleur KC-46, a perdu 2,85%.

Lestée par des résultats ou des prévisions décevants, la chaîne de restaurants Chipotle a chuté de 14,58% et le fabricant de composants informatiques AMD de 13,47%.

Toutefois, pour Maris Ogg de Tower Bridge Advisors, "cette saison de résultats est dans son ensemble loin d'être décevante". Quelques résultats sont "çà et là un peu faibles" mais "les marges sont élevées, bien au-dessus de la moyenne".

Le marché des actions a aussi été influencé mercredi par la progression sur le marché obligataire du rendement des bons du Trésor à 10 ans, qui évoluait vers 20H15 GMT à 2,434% contre 2,419% mardi soir, un niveau plus vu depuis mars. Le rendement des bons à 30 ans progressait à 2,950% contre 2,933% la veille.

Cette tendance "répond à la confluence de plusieurs éléments", selon Christopher Low de FTN Financial.

"Tout le monde s'accorde pour dire que la réforme sur les impôts en cours de négociations devrait stimuler l'économie et les commandes de biens durables en septembre ont largement dépassé les attentes, signes que l'économie devrait bien se porter", a-t-il remarqué.

"Dans le même temps, les principaux candidats à la présidence de la Réserve fédérale sont considérés comme plus offensifs que Janet Yellen", a-t-il ajouté. "Aussi les investisseurs se disent tout à coup que la banque centrale pourrait décider de remonter les taux d'intérêt plus rapidement que prévu, ce qui fait monter les rendements."

"Mais des taux d'intérêts plus élevés grignotent les profits des entreprises, ce qui menace le marché des actions", a-t-il aussi indiqué.

Alors que le mandat de Janet Yellen à la tête de la Fed se termine début février, Donald Trump doit bientôt indiquer s'il la reconduit à son poste ou s'il choisit un autre candidat.