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La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé lundi, les investisseurs s'interrogeant sur les effets de la réforme fiscale à l'approche de sa finalisation: le Dow Jones a gagné 0,24% tandis que le Nasdaq a cédé 1,05%. Selon des résultats définitifs, l'indice vedette de la place new-yorkaise, le Dow Jones Industrial Average, s'est apprécié de 58,46 points à 24.290,05 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 72,22 points à 6.775,37 points. L'indice élargi S&P 500 a perdu 0,11%, ou 2,78 points, à 2.639,44 points.

La place new-yorkaise avait débuté la séance sur une note beaucoup plus positive, saluant l'adoption de justesse par le Sénat, dans la nuit de vendredi à samedi, de sa version de la réforme fiscale. Cette dernière doit maintenant être harmonisée avec le texte adopté mi-novembre par la Chambre des représentants.

Il est notamment prévu une baisse du taux officiel d'imposition des sociétés de 35% actuellement à 20%, ainsi que des mesures en faveur des petites entreprises et du rapatriement par les multinationales de leurs bénéfices détenus à l'étranger.

"Jusqu'à présent, pour un gérant de fonds, miser sur les effets d'une réforme fiscale était trop aléatoire", a commenté Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

Maintenant qu'un consensus semble à portée de main, "on peut vraiment commencer à faire des plans sur 2018 compagnie par compagnie", a-t-il remarqué en soulignant que le taux d'imposition effectif variait beaucoup d'une entreprise à l'autre.

"Ce n'est pas qu'une histoire de secteur, dans la tech par exemple le site Salesforce est taxé à 43% alors que Micron est taxé à 3%", a relevé M. Volokhine. "On assiste plutôt à une vente des grands vainqueurs de l'année" comme le réseau social Facebook ou l'émetteur de cartes de crédit Visa, a-t-il estimé.

Pour Art Hogan de Wunderlich Securities toutefois, certains secteurs comme l'industrie ou les banques vont clairement plus bénéficier de la réforme fiscale.

Les valeurs financières en particulier "vont profiter du taux plus bas d'imposition, du regain d'investissements des entreprises en général et des mouvements de capitaux", a-t-il souligné.

Les sociétés du secteur de la technologie sont à ses yeux un peu moins à la fête car leur taux d'imposition effectif est déjà en moyenne plutôt bas.

De plus, a souligné M. Volokhine, même si le texte prévoit en l'état de faciliter le rapatriement des fonds, les multinationales ne vont pas autant bénéficier que les autres des réductions d'impôts.

Le marché obligataire reculait: le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait vers 21H15 GMT à 2,371%, contre 2,362% vendredi et celui des bons à 30 ans à 2,764%, contre 2,762% vendredi.