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La Flèche Wallonne
Kim Kirchen hisse haut le "Roude Léiw"
Eric de Falleur
Mis en ligne le 24/04/2008
Une énorme clameur a salué le succès de Kim Kirchen, hier en milieu d'après-midi, au sommet du Mur de Huy où les drapeaux frappés du "Roude Léiw" (le Lion rouge) ont été hissés haut. En étant le seul à déborder in extremis un impressionnant Cadel Evans, le coureur de l'équipe High Road venait de devenir le premier Luxembourgeois a s'imposer dans la Flèche wallonne.
Ses supporters et compatriotes venus en nombre ont assisté au triomphe de Kirchen, tombé peu après la ligne dans les bras de son épouse, Caroline, avant de crier son bonheur sur le podium.
Même s'il rêve du Tour des Flandres, Kirchen, comme les frères Schleck, est un coureur tout terrain et plutôt destiné aux parcours très accidentés.
Retardé en début de saison par un gros refroidissement contracté au Tour de Californie, Kirchen resta allité une semaine avant de voir sa reprise perturbée par le mauvais temps qui l'empêcha de s'entraîner normalement. Mais, au récent Tour du Pays Basque (déjà sous la pluie) le Luxembourgeois avait enlevé deux étapes.
"Ces deux victoires m'avaient motivé et rendu espoir et confiance ", expliquait Kirchen. " Cela faisait deux ans que je n'avais plus gagné, et je commençais à me poser des questions. Dimanche, à l'Amstel, je me sentais bien à 60 km, et c'est pourquoi j'avais attaqué (NdlR : avec Van Summeren) avant de coincer."
Ce qui avait évidemment insinué le doute dans l'esprit du coureur d'High Road, déjà inquiet par sa préparation perturbée.
"C'est vrai", disait-il encore. "Je voulais anticiper. Dans l'avant-dernière bosse (NdlR : côte d'Ahin) je me sentais très bien. Je m'attendais à une attaque des favoris, et j'ai été surpris qu'elle ne vienne pas. J'ai alors voulu attaquer moi-même, mais mon directeur sportif (NdlR : Valerio Piva) me criait de rester tranquille et d'attendre."
Il y deux ans, Kim Kirchen avait été devancé par le seul Danilo Di Luca dans l'ascension finale du Mur de Huy.
"J'ai calqué ma montée sur celle de Rebellin, je sais qu'il a l'expérience", poursuivait-il. "Le Mur, c'est très dur, difficile à gérer. J'étais devant, avec les autres favoris, mais je m'attendais à être lâché à tout moment. Quand j'ai vu que Cunego coinçait, ça m'a fait du bien moralement, car je me sentais encore très bien. Alors, à trois cents mètres de la ligne, je me suis dit qu'il était temps de remettre du braquet. Je suis passé sur le 53 x 21 (les connaisseurs apprécieront !), et j'ai accéléré..."
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