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Retrait partiel des Wallons
Les principaux actionnaires de la société C-Power sont les sociétés publiques wallonnes d'investissement Socofe et Ecotech Finance (filiale de la SRIW). Elles détiennent ensemble directement et indirectement 43 pc de C-Power, les autres actionnaires étant notamment EDF Énergies nouvelles (20,78 pc) et la société spécialisée entre autres dans les travaux off-shore Deme (environ 10 pc).
"On a accompagné le projet au moment où tout démarrait", a expliqué vendredi Claude Grégoire, administrateur délégué de Socofe, en marge des cérémonies officielles. Mais, l'investissement étant conséquent, les deux partenaires wallons, qui "estiment avoir rempli le premier volet de leur mission dans toute sa spécificité", ont décidé de vendre leur participation directe de 20,22 pc. Un appel d'offres vient d'être lancé. "On veut revenir à des niveaux plus en adéquation avec la taille de notre société", a encore précisé Claude Grégoire. Les fonds propres de C-Power s'élèvent à 200 millions d'euros alors que Socofe pèse 115 millions d'euros.
Les deux holdings estiment en tout cas que, par leur présence dans le capital, ils stimulent le développement d'activités nouvelles aux retombées économiques importantes. "Les constructeurs des éoliennes ont besoin de sous-traitants. C'est pour cela que les Wallons sont présents dans le projet", a souligné Michel Savonet, administrateur délégué d'Ecotech Finance, citant comme exemple la société CMI. Pourquoi pas, a-t-il ajouté, profiter de ces éoliennes en mer pour faire des parcs à moules ou de l'élevage de homards bleus d'Ostende et créer ainsi de nouveaux débouchés certes inattendus...
Énergie
Eolien : première mondiale à Ostende
Ariane van Caloen
Mis en ligne le 25/04/2008
Ce sera le branle-bas de combat ce samedi au port d'Ostende. Dans le courant de l'après-midi, les pêcheurs ne pourront pas sortir en mer et les passants seront maintenus à l'écart des quais : les fondations des premières éoliennes belges offshore vont être transportées et placées à quelque 30 km de la côte sur ce qu'on appelle le Thorntonbank. Cette opération délicate et sans précédent a été fêtée vendredi en présence du Premier ministre Yves Leterme.
Après des années de contretemps et de revers divers, le projet porté par C-Power depuis 10 ans est donc en train de se concrétiser. "Il s'agit d'une première mondiale", a souligné hier Filip Martens, directeur général de C-Power. Et cela parce que le parc allie trois éléments hors du commun : la distance par rapport à la côte (30 km), la profondeur en dessous de la mer (30 mètres) et la puissance installée par turbine (5 MW).
Avec l'aide notamment de la société Deme (qui est aussi actionnaire), C-Power a prévu de placer dans un premier temps 6 éoliennes d'avril à septembre 2008, mais a reçu l'autorisation pour un parc de 60 unités (300 MW). De quoi alimenter en électricité 600 000 familles. Dès septembre, de l'électricité devrait donc être produite à partir de ces moulins à vent plantés en pleine mer du Nord. Des moulins à vent qui auront une hauteur de 184 mètres, soit 80 mètres de plus que l'Atomium...
Investissement d'un milliard
Pour réaliser cette prouesse technologique, il a fallu surmonter une série d'obstacles dont l'obtention des nombreux permis. "Il y a eu 67 commissions environnementales. Nous avons deux biologistes à temps plein qui veillent à être en conformité avec toutes les exigences environnementales", raconte Filip Martens.
C-Power dont les principaux actionnaires sont les sociétés publiques wallonnes Socofe et Echotech (lire ci-dessous) estime avoir été "parfois" pénalisée d'avoir été pionnière, ayant dû répondre à des obligations plus strictes que les sociétés venues après elle. Elle s'étonne aussi de certaines obligations comme celle de devoir démanteler complètement le parc d'ici 20 ans.
L'investissement total pour les 300 MW devrait s'élever à environ 1 milliard d'euros. Avec une rentabilité assurée ? "Sur base du contexte actuel (NdlR : avec des prix de l'énergie élevés), le projet est rentable", dit Claude Grégoire, administrateur délégué de Socofe. "Aujourd'hui, tout le monde dit que l'éolien, c'est bingo; mais il y a cinq ans, on nous traitait de fous", ajoute-t-il.
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