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« Tartine et boterham », le site indépendant qui répertorie les boulangeries-pâtisseries artisanales à Bruxelles, vous donne des pistes dans la recherche du macaron « ultime ».


Un macaron accompagné d’un bon café, quel délice ! Ce petit biscuit meringué a connu un succès mondial au début des années 2000, il s’est même développé aux Etats-Unis et rencontre toujours son petit succès dans nos pâtisseries. Saviez-vous d’ailleurs que l’engouement pour les macarons a démarré au Moyen-Âge, grâce à la commercialisation à grande échelle des amandes importées d’Italie et d’Espagne ? La recette est simple au départ : une meringue enrichie de poudre d’amande. La cuisson permet à la petite bouchée de croûter légèrement, en conservant un cœur moelleux. Ce petit délice, probablement élaboré par des chefs italiens, est déjà cité dans l’oeuvre de François Rabelais. Le macaron est encore à l’époque un proche parent des macaronis.

Le macaron de Beaumont, une déclinaison belge

A l’époque, le macaron est brun-doré, goûte l’amande et le sucre, et se présente comme un petit dôme ou un palet assez plat. Plusieurs régions d’Europe, plusieurs villes, en font leurs spécialités. La version italienne du macaron a donné les amaretti, servis bruns et craquants. Au début du 19ème siècle, quelques pâtissiers français innovent en collant les macarons deux par deux par des couches de confiture. Puis naissent les macarons parisiens, à la fin du 19ème siècle. Ils sont colorés et collés par une couche de crème au beurre parfumée avec des goûts classiques (fraise, citron, chocolat,…) ou plus originaux (vodka, fleur d’oranger, gingembre,…). Il existe même des versions belges des macarons, à l’instar des macarons de Beaumont (sud de Charleroi), sortes de biscuits ronds aux amandes.


5 pâtisseries à Bruxelles qui confectionnent des macarons maison

Cokoa – Ixelles (chaussée de Boondael, 66)

Gingko – Saint-Gilles (place Julien Dillens, 8)

Nicolas Arnaud – Ixelles (rue américaine, 93)

Brian Joyeux (Bruxelles – rue du congrès, 3) :

Van Dender (Schaerbeek – chaussée de Louvain, 416)


Un autocollant qui indique les bonnes boulangeries-pâtisseries

© DR

Depuis plus de 2 ans, l’association “Tartine et boterham” référence les boulangeries-pâtisseries artisanales à Bruxelles. Elle a repéré plus de 60 adresses, soit la quasi totalité des enseignes de la capitale ! Depuis la rue, impossible pourtant de les repérer, de savoir si ces artisans “fabriquent et cuisent sur place”.

En Belgique, il n’existe en effet pas de loi qui encadre le métier de boulanger-pâtissier, comme c’est le cas en France. Pour mieux orienter le consommateur et pour offrir une meilleure visibilité à notre initiative, Tartine et Boterham a créé un autocollant qui sera apposé sur chaque vitrine des adresses référencées sur “Tartine et boterham”.

Sans être un "label" cet autocollant se veut marque de reconnaissance du travail de l'artisan référencé selon deux critères : "Au moins 80% des produits vendus sont réalisés dans un atelier situé à côté ou au moins à proximité du magasinet les produits sont réalisés à partir de matières premières comme les oeufs, le lait, le beurre, la farine,…", énumère Géry Brusselmans, à l'origine de Tartine et Boterham.