Elle a la patate !

M.-A.G. Publié le - Mis à jour le

Food

Benoît Lutgen, ministre wallon de l’Agriculture, ne manque pas d’imagination pour mettre en valeur les produits de son terroir. Cette fois, ne voilà-t-il pas qu’il lance la première semaine de la frite ! A la clé ? Plus d’une centaine de friteries vont recevoir l’appellation "friterie de chez nous". Pour le ministre - grand amateur de ce mets -, les frites représentent une partie de notre patrimoine culturel et gastronomique.

Car si les Américains parlent de "french fries", c’est avant tout parce qu’au cours de la Première Guerre mondiale, des soldats belges s’exprimant en français auraient proposé à des Américains de déguster des frites. Comme pour ces derniers, il n’y a que les Français qui parlent cette langue, on voit d’où vient la confusion, comme nous le rappelions à l’occasion de la présentation du musée de la Frite sis à Bruges ("Momento", 04/07/09).

Quoi qu’on puisse en penser, cuisiner de bonnes frites n’est pas si évident. Si les ingrédients sont assez basiques - pommes de terre et huile ou graisse ou saindoux -, l’on se doit de bien les choisir. Pour info, un frituriste moyen vend 100 paquets de frites par jour. Pour ce faire, il aura utilisé 50 kg de pommes de terre pelées (25 non épluchées !). Cela donne, au total pour la Wallonie, 130 000 kilos de pommes de terre par jour. Pour une année entière, il faudra environ 1 130 hectares de pommes de terre, soit l’équivalent de 2 262 terrains de football.

S’adressant dans un premier temps aux professionnels, cette semaine veut aussi toucher le grand public par le biais de bons de réduction et de concours avec, à la clé, des pass pour toute la famille dans un parc d’attraction et un an de frites gratuites. A raison d’un paquet par semaine - ce qui, aux dires des diététiciens, est beaucoup trop -, cela fait combien de kilos de pomme de terre par an, ça ?

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