Food Le goûter est bien plus qu’une simple collation. Pour l’enfant, il doit être un vrai repas et ce jusqu’à la fin de sa croissance.

Le goûter, ce n’est pas simplement prendre un biscuit sur le pouce, vite avalé entre l’école et les devoirs. Non, pour l’enfant, le goûter doit être un vrai rituel, un moment de transition entre l’école et la maison. Il se retrouve, avec ses amis, ses frères et sœurs ou avec ses parents; ils discutent, rigolent et tissent des liens. Le tout autour d’un repas équilibré en se faisant plaisir !

Mais équilibré, ça veut dire quoi ? C’est un quatre heures bien proportionné : un féculent (du pain ou des céréales), un fruit (ou un légume), un produit laitier (lait, yaourt,…), de l’eau et des matières grasses. Un exemple facile, proposé par l’ONE est : un croque banane, un verre de lait, de l’eau et un bout de chocolat. De quoi bien se lécher les babines. Ça peut sembler généreux mais c’est pourtant ce que les enfants de 18 mois et jusqu’à la fin de leur croissance doivent engloutir à cette heure-là. "Si l’enfant ne mange pas assez au goûter, il va plus facilement grignoter en début de soirée, avant le souper. En plus, ce sont souvent des aliments riches en matières grasses : des barres chocolatées, des chips, de la limonade…", explique Amal Alaoui, diététicienne pédiatrique à l’ONE. "Et même si l’enfant ne grignote pas, s’il n’a pas assez mangé au goûter, il arrivera affamé au souper et mangera des quantités trop importantes."

Et un repas trop copieux a des incidences sur la qualité du sommeil de l’enfant et surtout sur son appétit du lendemain. Il n’aura pas faim au petit-déjeuner alors qu’il s’agit du repas le plus important de la journée.

Prendre un bon goûter sain permettra à l’enfant de ne pas dérégler son appétit pour l’ensemble de la journée suivante. Le goûter est donc essentiel chez l’enfant et il est souvent négligé malheureusement.

Et le plaisir dans tout ça

Au-delà du côté bon pour la santé, il ne faut pas oublier la notion de plaisir. Un petit biscuit n’est pas interdit. "Ils sont remplis de sucre mais il ne faut pas les diaboliser. Un comportement extrême des parents peut entraîner des comportements extrêmes chez l’enfant. On conseille aux parents, lors de l’achat de biscuits, de regarder le taux de lipides et d’en acheter avec un taux en dessous de 17 %, comme les Nic Nac", explique la diététicienne. Les préparations maison sont également des belles alternatives. "Elles sont faites avec des aliments de base et cela reste le mieux. Moins un aliment est transformé mieux c’est, évidemment."

Faire un petit écart avec une friandise est évidemment permis. "Durant le goûter, il faut amener l’enfant à manger des aliments sains et variés mais il doit aussi apprécier ce repas, avec des friandises notamment", conclut Amal Alaoui, diététicienne pédiatrique à l’ONE. Si les paquets d’œufs en chocolat ne sont pas encore terminés, n’hésitez surtout pas !