Magazine Parmi les nombreuses solutions disponibles sans ordonnance, certaines soulagent efficacement les symptômes du rhume des foins. Nos conseils pour faire le bon choix et bien les utiliser

1. Le nez pique, la gorge gratte

L’idéal est d’utiliser un spray nasal d’action mécanique, qui réduit la pénétration des allergènes dans l’organisme. Ces dispositifs, à base de molécules naturelles, forment une barrière à la surface de la muqueuse nasale. Ils sont d’autant plus intéressants que les sprays antiallergiques classiques à base de cromoglycate de sodium ont une action modeste. Les utiliser au moins 5 à 6 fois par jour et en remettre après s’être mouché.

2. Les yeux pleurent et démangent

On les traite avec un collyre, après les avoir rincés avec du sérum physiologique pour éliminer les allergènes présents sur la muqueuse oculaire. Les produits renfermant un antihistaminique sont plus efficaces que ceux à base de cromoglycate de sodium quand les symptômes sont installés. Pour ne pas irriter davantage la muqueuse, privilégiez ceux qui ne contiennent pas de conservateurs.

3. Les symptômes se cumulent et on veut les soigner vite

On mise d’emblée sur un antihistaminique par voie orale qui calme l’inflammation du nez et des yeux ainsi que l’irritation de la gorge et la toux. Son délai d’action est assez rapide (24 heures en général), mais son efficacité peut n’être que partielle, d’où l’intérêt, si besoin est, de poursuivre les traitements locaux (nasal ou oculaire). La cétirizine et la loratadine, prescrites par les médecins, sont deux antihistaminiques aussi disponibles en automédication. Leur efficacité variant selon les personnes, il ne faut pas hésiter à en changer si nécessaire. Peu ou pas sédatives, ces molécules ne nécessitent qu’une seule prise par jour. Augmenter la posologie n’apporte pas de bénéfice supplémentaire mais peut induire une somnolence.

4. Rien ne fonctionne

On opte pour un corticoïde nasal qui agit sur la rhinite, et notamment l’obstruction nasale, et les symptômes oculaires. Si une amélioration peut être ressentie dès les premières prises, le corticoïde est pleinement efficace après 3 à 4 jours. Il faut donc le prendre de façon continue en recherchant, une fois l’action bien installée, la dose minimale efficace. Pas de risque ainsi de voir apparaître des effets indésirables, type insomnie ou irritabilité. Au bout de 2 à 3 semaines, une consultation médicale est nécessaire pour évaluer s’il faut ou non poursuivre le traitement.