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Sur Youtube ou sur Instagram, les stars du fitness sur internet font régulièrement la promotion de produits hyperprotéinés. Un phénomène qui n’est pas sans risque.


« Comment avoir des pecs énormes et secs ? » La réponse se trouve notamment sur YouTube où le Toulousain Tibo InShape distille ses conseils muscu’ à plus de 4 millions d’abonnés. En plus de ses meilleures séries d’abdos ou de pompes, ce nouveau roi du fitness fait également la promotion des compléments alimentaires qu’il utilise au quotidien. Et il n’est pas le seul à le faire. Ce phénomène à risque, Slate s’y est penché à travers une enquête.

Succès XXL

Les « prots », la Whey, le shaker et autres cocktails vitaminés sont en effet au cœur de l’univers bodybuildé de ce jeune youtubeur. Toute une panoplie mise en avant pour perdre de la masse graisseuse ou booster ses performances à la salle : la promesse d’un corps de rêve. Et sa chaîne aux millions d’abonnés est devenue une vitrine idéale pour la marque de compléments alimentaires Myprotein qui utilise des influenceurs pour faire sa promotion.

Grâce à ce coup de projecteur, le hashtag #myprotein a désormais plus de 2 millions d’occurrences sur Instagram, lit-on sur Slate. Un succès hors-norme. D’autres marques, dont LNutrition, ont adopté la même stratégie et proposent des partenariats similaires via Instagram. Des pubs à destination des moins de 35 ans qui représenteraient pas loin de 90% des utilisateurs du réseau social.

Effets secondaires

Et si Myprotein assure que ses produits sont en règle, leurs effets à long terme posent question du côté des médecins. En cause ? Les nombreux effets indésirables – jusqu’à 49 selon un rapport de 2016 – liés à leur consommation et qui entraînement risques cardiovasculaires voire psychiques. Femmes enceintes, enfants et ados devraient tout simplement se tenir à l’écart, estime l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), en France. « C’est plus fun de prendre de la Whey, surtout quand on voit quelqu’un de connu le faire, que de manger des yaourts », résume, Jean-Marc Sène, le médecin de l’équipe de France de judo, dans l’article. Une mode risquée indirectement portée par les nouvelles coqueluches de la jeunesse sur les réseaux sociaux.