Magazine Afin de sensibiliser au harcèlement dans les transports, la RATP en Ile-de-France a lancé une campagne d'affichage mettant en scène des femmes menacées par des prédateurs. Ces derniers sont représentés par un ours, un requin et un loup. Cette campagne divise le public.

La société de transports en commun parisiens invite à "ne jamais minimiser le harcèlement sexuel" et à ce que les victimes ou témoins donnent "l'alerte".

Sur Twitter, certains internautes soulignent que les prédateurs ne sont pas des animaux mais peuvent être des hommes comme les autres.

"C'est toujours utile de mener une campagne sur ce sujet. Mais le choix d'illustrer les agresseurs en animaux hostiles me pose question", indique dans un tweet Valerio Motta, ancien conseiller au secrétariat d'Etat chargé des Droits des femmes sous François Hollande.

Contactée par Franceinfo, la RATP relaye les propos de la présidente du conseil régional d'Ile-de-France, Valérie Pécresse. "Ce ne sont pas les hommes qu'on stigmatise, ce sont les prédateurs", explique-t-elle. Elle rappelle également qu'il "n'y a jamais de solution parfaite, surtout avec un sujet aussi délicat".

Cette campagne a, néanmoins, reçu le soutien de l'actuelle Secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé que le gouvernement français avait retenu le principe d'une amende forfaitisée pour les auteurs de harcèlement sexuel ou sexiste dans un espace public. Ces amendes pourraient aller de 90 à 750 euros. Ces infractions d'"outrage sexiste" visent les gestes déplacés, sifflements et remarques obscènes envers des femmes.