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Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a une fois de plus fait sensation en exhibant ses chaussettes multicolores. A Davos, il a ainsi été photographié en train de discuter avec le prix Nobel de la paix Malala Yousafzai. Une rencontre des plus sérieuses qui a bien sûr été immortalisée par les photographes présents. A priori, rien de bien exceptionnel si ce n'est que l'homme politique a laissé entrevoir des chaussettes mauves ornées de canards jaunes.

Une excentricité vestimentaire qui tranche radicalement avec les autres hommes politiques qui préfèrent généralement la sobriété dans leurs habits. Et ce n'est pas la première fois que Justin Trudeau ose ! 

Pour l'inauguration du forum Bloomberg Business à New York, il était apparu avec des chaussettes Chewbacca.


En grand fan de Star Wars, il avait aussi craqué pour des chaussettes à l'effigie de R2-D2 et de C-3PO.


Des faits insolites qui ont donné l'idée au New York Times de consacrer un article au Premier ministre canadien et à sa "diplomatie des chaussettes". Grâce à ses chaussettes, Justin Trudeau fait en effet passer des messages lors d'événements officiels. Comme le jour de la clôture de la Gay Pride de Toronto où il est apparu avec une paire arc-en-ciel. Sur celles-ci, l'on pouvait lire : "Aïd Moubarak", une manière de dire "bonne fête" aux musulmans pour la fin du ramadan. Etant donné que ces deux événements avaient lieu le même jour, Justin Trudeau a décidé de porter des chaussettes avec un double message.

Lorsqu'il est venu à Bruxelles pour un sommet de l'Otan en 2017, Justin Trudeau portait des chaussettes avec le drapeau de l'organisation.


"C'est très intelligent", analyse le New York Times. "Après tout, les hommes ont moins de façons de faire passer des messages par leurs vêtements que les femmes. Les chaussettes sont assez subtiles pour ne pas distraire l'attention de l'interlocuteur mais assez visibles pour être remarquées".

Cela lui a cependant valu quelques critiques comme pour les chaussettes Gay Pride/Aïd où il a été accusé "d'éluder le problème des homosexuels persécutés par certains pays musulmans". Mais, de manière globale, le New York Times indique que l'initiative du Premier ministre est largement saluée par le public et même par les autres personnalités politiques.