Magazine De plus en plus de jeunes mères sont victimes d’insultes sexistes suite à une tenue jugée trop sexy.

Est-ce qu’être mère signifierait ne plus sortir ou ne plus porter des tenues élégantes voire un brin sexy par moments ? C’est ce que beaucoup d’internautes pensent et ils le font savoir.

Depuis quelques semaines, plusieurs célébrités ont été jugées sur leur mode de vie, considéré comme peu approprié pour une jeune mère. Ce phénomène est appelé le "mom-shaming" ("mauvaise mère").

La dernière en date est la célèbre blogueuse italienne Chiara Ferragni. Elle draine un peu moins de 14 millions de followers sur son compte Instagram. C’est sur ce même réseau social qu’elle décide de poster le jeudi 16 août une photo d’elle, comme elle le fait tous les jours. La seule différence est qu’elle porte alors une mini-jupe en cuir noir laissant entrevoir ses hanches et une trop grande partie de son fessier selon les internautes. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’une pluie de commentaires assassins soit postée sous la photo. Certains se sont permis de juger son rôle de mère sur cette simple mini-jupe. D’autre n’ont pas hésité à inscrire : "Votre fiancé vous laisse-t-il vraiment sortir comme ça ?" Ni une ni deux, la blogueuse, détentrice du célèbre blog The Blonde Salad a rétorqué à coup de clavier : "Bien sûr et il adore mon look." Heureusement, la jeune mère de 31 ans a pu compter sur le soutien de ses fans qui n’ont pas hésité à la défendre : "Comment ça ce n’est pas approprié pour une mère ? Une mère n’a-t-elle donc pas le droit de se soucier de son apparence ? Visiblement, vous, vous pouvez vous le permettre dans le plus grand des calmes." Ou encore : "Mais est-ce qu’on vous dit comment vous comporter ? Vous n’avez pas à leur démontrer comment être une bonne mère."


La bonde n’est pas la seule à s’être fait agresser de la sorte, d’autres célébrités ont été victimes du même sort. Une enquête réalisée par des chercheurs de l’université du Michigan déclare que sur 475 mères interrogées, 61 % d’entre elles expliquent s’être fait critiquer sur la façon dont elles éduquent leurs enfants durant les cinq années qui ont suivi la naissance de leur bébé.

La seule personne à pouvoir se considérer comme mauvaise mère est la mère elle-même. Et puis surtout, être une mauvaise mère aux yeux des autres, c’est tout simplement : vivre. Ce ne sont pas les auteurs Nadia Daam, Emma Defaud et Johanna Sabroux qui vont dire le contraire. Ces trois jeunes femmes ont rassemblé leurs vies de mère pour former le livre Mauvaises mères : la vérité sur le premier bébé. "Après des mois de culpabilité, trois jeunes mamans ont choisi de revendiquer leur statut de mauvaises mères au boulot, au parc, avec la nounou ou avec belle-maman", peut-on lire sur la quatrième de couverture. La conclusion est donc que ce n’est pas parce qu’on est mère qu’on doit oublier sa féminité. Et il faut surtout continuer de profiter des plaisirs de la vie.