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La campagne de l'ONU Femmes "Give mom back her name" demande aux hommes de dévoiler le nom de leur maman. Un tabou au Moyen-Orient. Une occasion pour sensibiliser le public à l'égalité des sexes.

Au Moyen-Orient, il est mal vu de divulguer le nom de sa mère en public, de peur que celui-ci se transforme en un sujet de honte et de ridicule. Au fil du temps, ces femmes deviennent simplement « la mère de leur fils aîné ».

Pour briser ce tabou, l'ONU Femmes lance la campagne « Give mom back her name » («Rendez à maman son nom » ), en collaboration avec Impact BBDO Dubai, une société de communication. Dans une vidéo faisant le buzz, on demande à des anonymes égyptiens de révéler le nom de la femme qui leur a donné la vie. Gênés, ils ne souhaitent ou n’osent pas donner cette information basique. Certains expliquent que s’ils répondent à cette requête, ils craignent d’être l’objet de moqueries.

Malgré leur réticence et leur peur, certains donneront le nom de leur maman. À l'occasion de la fête des mères, l’organisation internationale a également demandé aux hommes de changer leur profil sur Twitter en mettant une photo avec le nom interdit.

Par le biais de cette initiative, ONU Femmes souhaite ouvrir le débat sur les droits des femmes et l’égalité des sexes au Moyen-Orient et dans le monde. « Le nom d’une femme ne devrait jamais être associé à la honte ou à l’embarras. Pour la fête des mères, nous demandons que les femmes soient reconnues pour les incroyables individus qu’elles sont et pas seulement pour leur statut de mère de leur fils aîné », a conclu Mohammed Naciri, directeur régional d’ONU Femmes.