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Au moment où des milliers de femmes prennent la parole pour raconter les moments où elles ont été victimes de harcèlement sexuel, certains tentent de trouver des solutions pour lutter contre ce fléau.

Clara Gonzales et Elliot Lepers, deux Français, ont ainsi décidé de lancer un numéro de portable à donner aux harceleurs. L'idée était que les femmes importunées puissent donner ce numéro (et non le leur) à l'homme trop insistant. S'il essayait de la recontacter, il recevait un message lui expliquant ce qu'était le consentement.

"Bonjour ! Si vous lisez ce message, c'est que vous avez mis une femme mal à l'aise. Avec vous, elle ne s'est pas sentie en sécurité. Ce n'est pas très compliqué : si une femme vous dit "non", inutile d'insister. Apprenez à respecter la liberté des femmes et leurs décisions. Merci."

Mis au courant de l’existence de cette campagne via les médias, des petits plaisantins se sont amusés à tester le numéro pour voir ce qu'ils recevaient comme message. Malheureusement, l'envoi d'un SMS coûte 16 cents. Pour pouvoir supporter le coût financier des 25.000 messages envoyés, les créateurs ont donc lancé un appel aux dons.

Tout semblait reparti mais, ce lundi soir, les cofondateurs du numéro ont décidé de le mettre momentanément hors service suite à un "déferlement de haine".  


Selon Elliot Lepers, le numéro aurait reçu 16.000 messages malveillants en un seul jour ! 


Clara Gonzales a, elle, décidé de quitter Twitter suite au nombreux messages de haine qu'elle a reçus...