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Dans un article intitulé "Pour la défense de Bruxelles", une auteure anglaise qui a habité la capitale belge et y est revenue récemment, prend la plume dans "The Guardian" pour contrer les images déprimantes de Bruxelles données par les euro-sceptiques. Pas de secret dévoilé pour les Bruxellois et les Belges mais une belle image de la ville donnée à l'étranger, c'est toujours ça de pris !


Dans sa version online, l'éminent journal The Guardian a une rubrique voyage qu'il alimente de temps à autre de chroniques sur les pays et les villes dans lesquels ses correspondants vivent. Il y a peu, dimanche dernier, Hayley Long, auteure de livres pour la jeunesse anglaise, qui habita à Bruxelles (et y revioent régulièrement) publie un grand article dans lequel elle déclame son amour pour notre capitale, si souvent et injustement associée à des "quartiers d'affaire, au Brexit ou à une minuscule statue d'un petit bonhomme nu qui fait pipi"... Il est intitulé "In Defence of Brussels : "If you actually know it, you probably love it", soit " Pour la défense de Bruxelles: Si vous apprenez à la connaître, vous l'aimerez probablement".

Venue pour quelques jours, elle restera un an

La jeune femme, qui est arrivée à la Gare du Midi alors âgée d'une vingtaine d'années pour passer quelques jours chez une amie avant de reprendre le ferry pour l'Angleterre est finalement restée... une année ! Hayley Long a pris un petit moment pour faire le tour de la Grand-Place, de l'Atomium, boire des bières et manger du chocolat bien sûr. Mais elle a aussi découvert une ville bien loin des images déprimantes formulées par les euro-sceptiques.

Dans cet article, Ms Long entend surtout faire découvrir Ixelles aux touristes qui, selon elle, sont trop souvent cantonnés au centre et aux "attractions" incontournables. Au passage, elle note que les soeurs Brontë ont vécu presque un an à Bruxelles (place Fernand Cocq), que Audrey Hepburn y est née et que l'infirmière anglaise Edith Cavell y est morte mais n'a pas été oubliée.

Ce qu'elle a adoré : vivre près de Matongé, entre l'ambiance Kinshasa et la place St-Boniface lieu de rendez-vous de pas mal d'expats et de Belges.


Son musée coup de coeur : le musée d'Ixelles que l'on peut avoir quasi pour soi tout seul, l'occasion unique de rester longtemps devant une oeuvre de Toulouse-Lautrec ou de Picasso ! "Soyez sûr que personne ne va vous bousculer ou vous balancer dans la figure une perche à selfie".


La balade qu'elle aime faire et refaire : tourner autour des Etants d'Ixelles pour y voir se mélanger les styles architecturaux différents et notamment art Nouveau et art Déco. En passant, elle parle du Café Belga et de l'Abbaye de la Cambre.


Bien sûr, les Bruxellois et même globalement les Belges auront un avis plus mitigé et certainement moins bienveillant sur la capitale, en proie à des travaux tous azimuts notamment... Mais enfin, il est agréable de se dire qu'à Londres, on "love Brussels" !