Magazine Le 19 août dernier, Natasha Aponte donnait rendez-vous à une centaine d'hommes au même moment sur la place Union Square à New York. Ils ont tous été piégés.

Cela devait être le Tinder date parfait, une occasion en or de se retrouver en tête-à-tête avec la charmante Natasha Aponte lors d'un concert réalisé au cœur de Manhattan, à New York.

Mais une fois sur place, les prétendants réalisent rapidement qu'ils ne sont pas les seuls à vouloir conquérir le coeur de la belle mais... une centaine. La jeune femme apparait alors sur scène et leur annonce qu'ils sont tous en compétition les uns avec les autres pour décrocher ce rendez-vous tant attendu.

Très vite conscients de l'absurdité de la situation, certains hommes s'en vont. Les autres, perplexes, écoutent la jeune femme et les épreuves qu'ils vont devoir accomplir pour remporter ce fameux date.

"Tous ceux qui sont déjà engagés dans une relation, vous pouvez partir", commence-t-elle. Elle continue de trier ses prétendants en fonction de leur taille, leur prénom ("Je n'aime pas le prénom Jimmy"), leur poids, leur aspect physique, et met en avant des critères aussi futiles que "le fait de porter un pantalon kaki".

"Bullshit !", lance un jeune homme dans la vidéo diffusée par Rob Bliss. "C'est n'importe quoi, et vous le savez !", se révolte l'un d'entre eux, interrompant la discussion entre la jeune femme et un des nombreux candidats.

Un rendez-vous? Non, une expérience

L'opération The TinderTrap (littéralement "le piège Tinder") est l'œuvre du vidéaste Rob Bliss, qui a diffusé une vidéo ce jeudi pour expliquer le but de ce rendez-vous et de cette fameuse compétition. A travers cette performance, il souhaite dénoncer "la froideur et l'aspect technologique des relations d'aujourd'hui".


"Pas de fillles tatouées", "hommes blancs seulement", "s'il te plaît, sois sexy"... Tous ces filtres physiques sont largement assumés sur Tinder ou sur d'autres applications de rencontres mais que se passerait-il si ces critères étaient appliqués dans la vraie vie, et non plus par écrans interposés ? Comment réagiraient les principaux concernés ?

C'est l'expérience qu'a voulu mener ce jeune vidéaste et la mannequin Natasga Aponte.

"Ce n'est pas parce que quelqu'un ne coche pas toutes les cases qu'il n'est pas attractif. C'est absurde, non, de juger les gens sur des choses aussi futiles qu'un pantalon kaki ?", interroge la jeune femme à la fin de la vidéo.

"J'espère que cette vidéo fera réagir les gens, notamment sur le fait qu'une certaine empathie fait défaut dans le domaine des rencontres, dans notre société actuelle. Et j'espère que cela nous apprendra à être moins méprisant les uns avec les autres", conclut le jeune homme, auteur d'une vidéo précédente visant à dénoncer l'harcèlement de rue.