Mode et beauté Ce lundi 2 juillet, la maison Christian Dior n'a pas failli à son musée Rodin favori pour présenter la collection haute couture automne-hiver 2018-2019.


Un défilé qui était à nouveau un événement orchestré par Maria Grazia Chiuri et qui s'est voulu comme une ode au talent et au savoir-faire du grand couturier qu'était Christian Dior. Un set d’exception avec un tailleur bar qui s'est vu réinventer et toujours la douceur qu'apporte la directrice artistique dans ses choix de couleurs... Bienvenue dans l'univers de l'atelier, auquel la créatrice italienne a voulu rendre hommage dans cette collection tout en sobriété, au "luxe caché", dit-elle.

"Les gens pensent parfois que la haute couture est quelque chose qui doit être voyant, parce que c'est cher. Et que seul ce qui se voit sur une photo a de la valeur. Ce n'est pas ça, la haute couture", déclare Maria Grazia Chiuri.

"Bien sûr, si vous voulez quelque chose de visible sur la photo, il faut des choses colorées, brillantes, couvertes de broderies. Mais vous perdez le volume, la coupe, les finitions", souligne la directrice artistique de Dior.

Les mannequins défilent avec des bérets à voilette, pour une touche classique et rétro. Une série d'ensembles bleu nuit ouvre le bal, composés d'une jupe, gilet ceinturé et boléro, d'un pantalon et manteau-cape, d'une robe en crêpe plissée.

Mais la palette est dans l'ensemble dominée par les couleurs chair, avec des robes drapées, plissées, légères, qui forment une deuxième peau. Plus structurés, des tailleurs pantalons en chevron lamé or évoquent la silhouette emblématique de Christian Dior, à la taille marquée.

La scénographie était grandiose : en arrière-plan du défilé proprement dit, 294 "mannequins de couture" étaient habillés des prototypes des pièces aperçues lors du défilé. Un set qui n'était pas sans rappeler l'exposition dédiée au fondateur de la maison Dior, "Christian Dior : couturier du rêve", qui s'est tenue jusqu'en janvier au Musée des Arts Décoratifs, à Paris et à découvrir à Londres dès février 2019.

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On a aussi aimé le clin d'oeil au jardin et aux fleurs (photo de "une") qu'avait inspiré également Raf Simons pour la première collection haute couture qu'il avait signé pour Dior.

Enfin, Maria Grazia Chiuri montre à nouveau qu'elle maîtrise parfaitement l'art du désir avec un choker (photo de une) décliné en de multiples facettes et qui devrait faire battre le coeur de toutes les fashionistas.

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