Mode et beauté

La semaine de la mode masculine tout juste achevée, c'est au tour de la haute couture d'être sous les projecteurs à partir de lundi, pour une trentaine de shows printemps-été 2018 jusqu'à jeudi.


Schiaparelli, Christian Dior et Giambattista Valli étaient notamment à l'affiche de cette première journée, qui va s'achèver avec un grand bal "surréaliste" organisé dans la soirée par Dior au Musée Rodin.

Dior, très attendu

Maria Grazia Chiuri a su insuffler un vent de nouveauté et une communication maîtrisée à la Maison Christian Dior depuis son arrivée, il y a deux ans. A nouveau, ce défilé au musée Rodin était l'un des musts de la journée. La directrice artistique a pris son inspiration au coeur du mouvement surréaliste jouant avant tout sur le noir et le blanc et un renversement optique permanent. Comme à chaque fois, une femme, féministe et artiste est au coeur également de la collection. Cette fois, il s'agit de Leonor Fini, l’artiste peintre surréaliste, qui définit l’attitude stricte et radicale de la collection. 

La collection, somptueuse dans ses matières et sa fluidité et parsemée d’illusions et de surprises a été très applaudie.

Une semaine, 33 maisons

Au total, 33 maisons de dix nationalités seront présentes jusqu'à jeudi dans ce prestigieux programme des défilés de haute couture, spécificité parisienne.

Au total, 14 maisons bénéficient de l'appellation "haute couture", juridiquement protégée, qui récompense un travail à la main et sur mesure. Parmi ces griffes, Alexandre Vauthier, Chanel, Christian Dior, Giambattista Valli, Givenchy, Jean Paul Gaultier, Maison Margiela ou Schiaparelli. A côté, le programme des défilés compte également une série de membres invités, qui ne bénéficient pas de ce label.

La semaine de la haute couture coïncide également avec le début d'une exposition d'une quarantaine de robes d'Azzedine Alaïa, couturier décédé en novembre à 82 ans, qui se tiendra jusqu'au 10 juin dans sa galerie, dans le Marais à Paris.