Mode et beauté

C'est ce qu'a fait un mannequin grande taille pour donner du poids à son discours pour l'acceptation d'un autre genre de corps. Courageux : dans le métro, le public est captif mais pas très receptif...


Il en fallait du courage pour « répandre la bonne parole » dans le métro de New York en sous-vêtements !

C'est ce qu'a tenté Iskra Lawrence, une jeune mannequin « grande taille » qui milite activement comme Ashley Graham pour un changement de mentalité concernant les canons de la beauté physique et les représentations des femmes et des hommes dans l'industrie de la mode.

La jeune femme est depuis quelques mois l'égérie de la marque de lingerie Aerie, elle aussi connue pour ses campagnes contre le body-shaming.

Dans le cadre du mouvement « unmuted » né spontanément après l'élection de Donald Trump, Iskra Lawrence a voulu sensibiliser les gens à la représentation des corps et par son exemple, a voulu démontrer que tous les corps, uniques et différents sont beaux. Pour cela, elle s'est adressée aux inconnus dans une rame de métro.

Elle ne captive pas l'audience...

Après une annonce du chaffeur, elle se lance. Et l'on peut dire qu'elle ne captive pas l'audience au début, même lorsqu'elle enlève sa robe pour donner du poids à son témoignage. Pendant quelques minutes, elle parle avec conviction mais peu d'hommes la regardent, par peur d'être pris en flagrand délit ? «Je pensais qu'il y avait quelque chose de mauvais chez moi parce que je n'avais pas des cuisses assez fines, que j'avais de la cellulite, que je n'étais pas assez maigre. Ce sont les médias, c'est la société qui a limité les standards de la beauté à peau de chagrin, alors que nous sommes bien plus que ça», s'exclame-t-elle avant de conculre : «Chacun d'entre nous a tellement de valeur et vaut tellement plus qu'un peu de peau. Nous sommes tous frères et soeurs, nous sommes tous égaux, ce corps n'est qu'un vaisseau !»

A la fin de sa diatribe, certaines personnes applaudissent, ouf, message passé.