Mode et beauté

La jeune femme de 20 ans fait partie des millenials travaillant dans la mode qui ont quelque chose de plus à dire, à partager, à créer, d'après le prestigieux magazine de mode.


Mais que voici une belle reconnaissance pour Maxim Magnus, mannequin anversois singulier, au nom aussi fort que ses traits sont doux. Le prestigieux magazine de mode britannique Tatler appartenant au groupe Condé Nast (Vogue) l'a remarqué et en a fait l'un des dix-sept activistes, artistes ou mannequins que le magazine considère comme des "nouvelles débutantes qui définissent leur génération ".

Dans le prochain numéro de septembre, le modèle anversois pose dans une série mode et est présenté comme un modèle d'émancipation avec une voix et un pouvoir qui comptent. Aujourd'hui, "Il n'est plus nécessaire de descendre d'une famille riche ou bien connue ", écrit le magazine dans sa présentation de cette série de septembre, "Il suffit d'authenticité, de créativité et de talent. Et de médias sociaux."

Un modèle activiste

Maxim Magnus y est décrite comme une jeune femme "empowering". Pourquoi ? Pour son parcours d'abord : née dans un corps masculin, elle est devenue offciellement une femme en 2017. Et loin de vouloir la taire, elle se sert de son expérience pour être un modèle pour les autres par le biais d'Instagram notamment.

Et si elle revendique sur ce réseau social cette spécificité, c'est parce que "Je veux éduquer les gens », disait-elle à Elle Belgique en début d'année. "Ma mission est de montrer que la dysphorie de genre (le transsexualisme, Ndlr) est très normale. Et que ce n'est pas un choix ou une tendance ", expliquait-elle lors d'une interview en janvier. Très active à ce sujet, elle participe à des symposium, rencontre des politiques, et prête sa voix à des associations. La jeune femme de 20 ans a commencé sa transition quand elle avait 13 ans, mais c'est seulement cette année qu'elle peut vivre avec bonheur son nouveau corps.



La mode, une passion qui l'aime en retour

Côté profession par contre, Maxim Magnus entend bien ne pas mettre en avant sciemment sa spécificité. Pour elle, elle est une femme, une mannequin et n'entend pas rentrer dans la case "différente" et devenir le "transgenre" qui fait genre dans les shootings ou les défilés. "C’est une véritable tendance aujourd’hui, je m’en suis rendu compte récemment quand Andreja (Pejic, mannequin androgyne opéré en 2016, Ndlr) a expliqué sur Instagram qu’elle ne voulait plus trop faire de défilés. Elle en a assez des marques qui font appel à elle pour se démarquer, pour faire « autrement ». Je ressens la même chose. Ce serait choisir la facilité. J’aurais beaucoup de travail rapidement, mais ma carrière serait de courte durée", soulignait-elle dans le Elle.

En 2018, sa carrrière a pris une belle ampleur : elle a fait ses débuts l'année dernière à la London Fashion Week, quelques mois à peine après avoir terminé sa transition. Entre-temps, elle a également fait des campagnes pour Gucci et Nike.

Avant cette belle mise en avant qui va la mener certainement plus loin encore.