Mode et beauté Avec sa première boutique bruxelloise, la marque italienne Pomellato donnent désormais des couleurs au boulevard de Waterloo. L'occasion de revenir sur l'extraordinaire saga de cette maison italienne qui propose notamment des bagues à associer et mélanger qui font fureur dans le monde entier !



Pomellato arrive à Bruxelles par la grande porte : avec une somptueuse boutique installée désormais boulevard de Waterloo et qui affiche haut les couleurs de la marque de joaillerie haut de gamme : le flagship store reflète le design de la boutique de la Via Montenapoleone à Milan – créée à l’origine par Dimore Studio. Sur les murs, des photos en noir et blanc célèbrent la beauté des femmes qui inspirent la Maison milanaise.

La luxe se mêle à une pointe de fantaisie. Ici, il y a un côté non-conventionnel qui parle immédiatement à celles qui en poussent la porte. On est au coeur d'un univers luxueux (la collection Iconica est incroyable) mais l'on s'y amuse aussi. Une légèreté qu'a toujours revendiqué la marque créée par Pino Rabolini. Aujourd'hui pourtant, même si elle est la plus jeune des grandes maisons de joaillerie du monde, elle compte aussi parmi les plus renommées (après Chopard, Tiffany&Co, Cartier,…).


On range les bijoux de famille

En 1967, l’époque est pétillante, pleine de promesses et de possibles. Côté bijoux pourtant, ce n’est pas tout à fait la joie : on porte encore souvent les bijoux de famille, classiques, lourds, pour les grandes occasions. Et l’on se contente de la petite quincaillerie pour les jours “sans”. Pino Rabolini, fils de négociants en pierres précieuses, se désole : les orfèvres manquent cruellement de fantaisie. Alors c’est décidé, il se lance dans le bijou avec l’idée audacieuse pour l’époque de transférer le concept du prêt-à-porter de la mode à la bijouterie.

Le bijou devient soudain un accessoire de luxe à coordonner avec ses tenues de tous les jours autant qu’à porter pour une grande occasion. Le fun et l’anticonformisme entrent dans la haute joaillerie : le bijoutier ne fait pas de concession sur l’or mais utilise en revanche des pierres semi-précieuses qu’il va faire tailler d’une manière inimitable. C’est le succès total et immédiat et les années 70 voient apparaître des lignes iconiques comme le bracelet Tango aux gros maillons “vivants” et élégants, les chaînes en or qui permettent de mettre en valeur des pendentifs colorés.

© La Nudo, un must-have de Pomellato - DR

Vient plus tard la Nudo qui relance de plus belle la maison sur la scène internationale des joailliers qui comptent : une bague en or dont la pierre est comme posée sur l’anneau et non sertie de griffes. Taillée en cabochon sur ses côtés et à facettes au-dessus, elle laisse fuser la couleur et la limpidité de la pierre. Au fil des années, d’autres couleurs viendront enrichir la collection et des cabochons encore plus gros aussi. Cela brille de partout… Côté prix ? A partir de 1450€.

Comme un pied de nez, le diamant et les autres pierres précieuses sont saupoudrés (magnifique bague Sabbia) sur les bijoux et viennent magnifier les améthyste, quartz, topaze, tourmaline, pierre de lune, péridote,… sans jamais être les stars. Bye bye le passé, et toc !

© Des bagues du modèle Sabbia - DR

On s’adresse aux femmes féminissimes

Avec Pomellato, on est loin des maisons de joaillerie qui magnifient la tradition. Le passé est derrière et la marque italienne ose dans les années 80 des bijoux imposants aux pierres irrégulières : la Pom Pom est digne d’une castafiore remastérisée ! À côté de ce bling qui déménage, elle crée aussi ses classiques qu’elle réinventera année après année. Mais toutes les collections ont un point commun : les rondeurs, les irrégularités maîtrisées, la féminité des courbes. L’anneau rond plutôt que plat : tout est pensé pour être dans la sensualité, pour donner envie de toucher (et donc de porter) !

© Bagues Capri - DR

C’est aussi pourquoi l’immense majorité des bijoux Pomellato sont fabriqués à partir d’or rose, un ton plus flatteur pour toutes les couleurs de peaux. “ En fait Pomellato cherche à rendre les femmes plus belles pas à les faire paraître plus riches ”, sourit Laura qui travaille depuis 13 ans pour le joaillier milanais. La deuxième idée chic et choc : le mix and match. Pomellato a été le précurseur de la tendance addictive de porter deux, voire trois bagues et d’en mêler les couleurs. Effet ludique et élégant assuré… et depuis, beaucoup copié !