Mode et beauté

La chanteuse Rihanna a présenté dimanche à New York sa collection pour l'équipementier Puma, encore plus orientée sportswear que ses devancières, en clôture d'une journée également marquée par Victoria Beckham, Public School et Mansur Gavriel.


Après le défilé sous forme de tournée en bus chez Alexander Wang, les serveurs torse nu chez Tom Ford ou le spectacle de strip-tease chez Philipp Plein, Rihanna devait frapper fort pour son retour à New York. Passée ces deux dernières saisons par Paris, elle n'a pas déçu sur la scénographie dimanche avec une troupe de motards qui s'est lancée depuis une rampe à plus de dix mètres au-dessus des dunes de sable rose qui constituaient le décor du défilé.

Elle a aussi surpris par la tonalité de sa collection, qui a poussé beaucoup plus loin le curseur vers le sportswear, voire le sport tout court, que les trois premières cuvées.

Le ballet des shorts en matière épaisse type éponge, des ensembles en style nylon coupe-vent et pantalon rappelait que Puma reste, avant tout, un équipementier sportif, même si sa marque Fenty avec Rihanna suit sa trajectoire propre.

Les pièces frappaient surtout par leur côté technique, notamment les coupes, le choix des matières et une série de poches.

Restent les cuissardes et les talons XXL, ou encore ces lanières enlacées façon résille sur les flancs, qui apportent une touche de féminité.

En clôture, Riri a effectué un tour d'honneur à l'arrière d'une des motos, saluant la foule avec enthousiasme.


Victoria Beckham passe à la couleur


Dimanche matin, en ouverture de cette quatrième journée, Victoria Beckham avait délaissé son noir favori pour les couleurs vives et chaleureuses des marchands de glaces, et de scintillantes pantoufles au nom de sa fille de six ans, Harper.

"C'est de la pâte à modeler, c'est de la crème glacée mais pas trop sucrée", a déclaré l'ex-Spice Girl de 43 ans, en commentant sa palette de couleurs après son défilé à Manhattan. "C'est frais, c'est gai, j'adore les chaussures qui brillent, je suis obsédée par la pantoufle Harper", a-t-elle ajouté.

Son mari et star du foot à la retraite David Beckham était au premier rang, de même que l'aîné des fils Beckham, Brooklyn, 18 ans, qui fait ses études à la prestigieuse école de design new-yorkaise Parsons.

Beckham, qui se targue de faire des vêtements éminemment portables, a indiqué s'être concentrée sur la légèreté et la superposition des couches, pour séduire les grands voyageurs aisés.

Pantalons "skinny", jupes taille basse, des robes si fines qu'elles deviennent transparentes. Et côté couleurs, violet pâle, pistache, rose-pêche, avec quelques touches de rouge, soulignées par l'usage fréquent d'un motif quadrillage très fin. "J'ai porté tellement de noir, ça me réjouit vraiment de porter des couleurs, ca me rend vraiment heureuse", a-t-elle ajouté.


Public School s'affiche avec Jordan


Le duo new-yorkais de Public School a dévoilé, toujours dimanche, une collection qui reste dans l'univers sportswear cher à la marque, mais néanmoins très féminin. Les pièces souvent très amples témoignaient de coupes précises pour mettre en valeur le corps et étaient régulièrement structurées également par des lanières, des ceintures ou un corset. A l'occasion de ce défilé, Public School a montré des pièces de la collection créée avec la marque Jordan, l'un des moteurs de croissance de l'équipementier Nike.


Première pour Mansur Gavriel

© AP

Portée par le succès fulgurant de ses sacs et chaussures, la maison new-yorkaise Mansur Gavriel a montré dimanche sa première collection de prêt-à-porter. Au programme de grands manteaux très amples, portés souvent sur des pulls eux aussi aux formes élargies. Pas d'ostentation, à part sur certaines couleurs, comme du jaune vif, du rouge vermillon ou du bleu ciel.

Présentés dans la boutique principale de la marque à New York, les vêtements étaient disponibles à la vente immédiatement après le défilé, ce qui explique qu'il s'agissait d'une collection automne 2017 et non printemps 2018 comme le veut la tradition.