Mode et beauté Mais pourquoi les photos de mode versent-elles toujours plus dans le facile qui choque ? Yves Saint Laurent est encore dans le collimateur pour une photo qui n'apporte rien au talent de vaccarello et ne rend pas hommage à la célèbre maison française qui a fait scandale avec le smoking pour femmes !


On avait adoré le premier défilé de prêt-à-porter d'Anthony Vaccarello pour Yves Saint Laurent le 27 septembre dernier. Des silhouettes fortes, des looks de motardes, des jambes fuselées dans des pantalons noirs, le noir d'ailleurs y était omniprésent mais il jouait du brillant, de la transparence, de la résille qui s'habillait d'élégance. Quelle classe folle inspirée des années 80 ! Le pont entre le créateur de la maison et Hedi Slimane à qui il succédait.

Et puis boum, voilà. Sur les abribus parisiens, une affiche pour YSL : un mannequin en collant résilles et en improbables roller-skate qui se tient "en levrette" comme ne manque pas de le souligner l'animatrice Valérie Damidot, outrée sur twitter par cette campagne printanière de la maison YSL. On y voit à peine le visage de la jeune fille à part§ un regard fixe, elle est affalée... Une femme entre le sac d'os et le morceau de viande à prendre si on veut...

Quelle tristesse ! Et quelle image de la femme aussi qui n'a pas manqué de faire bruisser les réseaux sociaux avec le hashtag #YSLRetireTaPubDegradante.

Nous dira-t-on que c'est le "jeu" qui est sous-jacent dans ses images ? A priori, ces jeunes femmes sur des talons aiguilles "trafiqués" s'essayent sans succès aux rollers des années 80...  Mais alors pourquoi cette dramatisation, ces positions sans humour, dérangeantes ?



L'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité a aussi été contactée sur le sujet à de nombreuses reprises. Contactée par Le HuffPost français, l'ARPP indique  ainsi avoir reçu depuis samedi et jusqu'à ce lundi midi une cinquantaine de plaintes qu'un jury sera chargé d'étudier le 10 mars.

Comme le fait remarquer en deux photos une twitto, l'époque de Monsieur Yves Saint Laurent semble bien révolue : il y a 50 ans, c'était une femme en smoking d'homme, triomphante, belle et sûre d'elle qui donnait envie aux femmes de porter (ou de rêver porter) du Saint Laurent.

Une autre image tirée de la campagne de pub pour la collection de printemps de la maison de couture montre une autre femme, couchée, les jambes ouvertes, l'oeil charbonneux et fixe. Elle aussi est chaussée de rollers et elle semble être tombée par terre.


La maison Yves Saint Laurent n'a pas répondu aux sollicitations des titres français. Dans une interview au Monde avant son défilé de septembre 2016, Anthony Vaccarello expliquait : "Bien sûr, je préférerais que les gens aiment mais en tout cas, si c’est lisse, ce sera raté car le lisse, ce n’est pas Saint Laurent." No comment ?