People L’actrice et ambassadrice de l’Onu était de passage à l’Otan, ce mercredi. Pour lutter contre les violences sexuelles.


"C’est un honneur de rencontrer Angelina Jolie à l’Otan", écrit Jens Stoltenberg sur Twitter, à propos de la visite menée par l’actrice au siège de l’organisation, à Bruxelles. "Ensemble, nous allons apporter une lumière au milieu des ténèbres que sont les violences sexuelles. Ton engagement permet de nous faire prendre conscience de ce que nous devons faire pour protéger les plus vulnérables."

Sa visite dans le quartier général de l’Alliance atlantique - après l’Élysée à Paris mardi - avait pour but de discuter de la précarité des femmes dans les conflits armés. L’ambassadrice de bonne volonté du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) de l’Onu voudrait que l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique nord) en fasse davantage pour les femmes victimes d’exactions lors de conflits armés. "Le viol est utilisé comme une arme de guerre, a-t-elle expliqué. C’est utilisé comme un outil de contrôle politique, de terrorisme et de nettoyage ethnique. C’est une cause majeure dans la création de flux de réfugiés. Là où le viol a été pratiqué, la paix est plus difficile et plus coûteuse à atteindre."

Une comédienne engagée

L’actrice hollywoodienne de 42 ans, dont le premier film en tant que réalisatrice (Au pays du sang et du miel) portait sur les agressions sexuelles en temps de guerre, a même annoncé qu’elle allait collaborer "dans les mois et les années à venir" avec l’Otan pour intensifier cette lutte contre les violences sexuelles faites durant les conflits. "Cet effort doit apporter des résultats concrets qui feront une vraie différence sur le terrain, dans les zones touchées par des conflits, et permettre de changer les attitudes envers les femmes dans le monde."

Et le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, d’appuyer ses propos. "La violence sexuelle est une tactique de guerre (utilisée) contre des femmes et des jeunes filles, mais aussi des hommes et des garçons. L’Otan fait déjà beaucoup pour répondre à ce problème, mais nous pouvons faire plus. Il s’agit aussi d’avoir plus de femmes dans les forces armées et l’une des questions sur lesquelles nous travaillons avec nos pays partenaires, par exemple l’Afghanistan, le Kosovo, la Jordanie… c’est comment avoir plus de soldates et plus de policières."