People "On ne voit plus que des malades, tordus et moches", lâche-t-elle en pleine promo de son livre, Répliques et piques.

À 82 ans, Brigitte Bardot n’a toujours pas intégré le sens du mot nuance. Ses avis, elle les balance comme on tire des rafales de mitraillette, pour flinguer à tout va, par plaisir de dézinguer quitte à dire des énormités. Comme dans son interview à Valeurs actuelles, qui va provoquer à coup sûr pas mal de polémiques. Petit florilège…

L’Europe ? "Il faut en sortir. Bruxelles nous casse les burnes."

L’immigration ? "Je ne me suis pas battue contre l’Algérie française pour accepter une France algérienne. Je ne touche pas à la culture, à l’identité et aux coutumes des autres. Qu’on ne touche pas aux miennes."

Marine Le Pen ? "Je l’aime beaucoup et depuis longtemps."

Regarde-t-elle des films français ? "Jamais. Mais qu’est-ce que c’est que ces acteurs et ces actrices ? On n’y voit plus que des scrofuleux, malades, tordus et moches. Les héros aujourd’hui, ce sont des personnages à béquilles ou paralysés sur une chaise roulante ou en coma dépassé…" Elle ne va en effet jamais au cinéma.

Les acteurs d’aujourd’hui ? "Où sont les personnalités qui nous faisaient rêver, les Gabin, les Brasseur et tous les autres ? Je pense à Alain Delon. Qui l’a remplacé ? Il n’y a plus que des barbus et des actrices aux cheveux gras, qui se font violer dans les coins et qui trouvent des excuses à leurs agresseurs. " Et une pique notamment pour Isabelle Huppert dans Elle, une…

Les César ? "Il n’y a qu’à regarder la cérémonie des César où de gentils zombies remercient papa-maman, leur concierge et leur chauffeur de taxi, tout en lançant l’incontournable appel à la fraternité humaine et à l’antiracisme."

Son pays ? "Quand je vois ce qu’il est devenu, je suis assez désespérée. Quand je constate ce qu’ils ont fait d’un pays dont la richesse intellectuelle, la qualité du langage, de l’écriture, la primauté en matière d’architecture, de mode, d’élégance, de patrimoine rayonnaient dans le monde entier, ça me déprime."

Après avoir découvert ses propos, la déprime doit avoir gagné bien d’autres couches de la population hexagonale. Mais pas nécessairement pour les mêmes raisons.