People Sans fard, l'actrice mythique se livre à Paris Match.


Le magazine est allé à la rencontre de "BB" à l'occasion de la sortie de son livre-testament Larmes de combat. Cette oeuvre - sa dernière assure-t-elle - est le bilan d'une vie passée sous le feu des projecteurs, puis auprès des animaux. Voilà ce que Brigitte Bardot avait à dire à Paris Match.

Sur le fait d'être un mythe

"Pas du tout du tout du tout ! Je vis très simplement avec mes animaux et pour ma fondation. Loin de ce qu’on avait baptisé la 'bardolâtrie', quand les gens me poursuivaient pour des autographes", explique l'actrice qui préfère attirer l'attention du gouvernement français sur la cause animalière plutôt que de se satisfaire de son statut d'icône.

Sur le harcèlement sexuel

"Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c’est, dans la grande majorité des cas, hypocrite, ridicule, sans intérêt. Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés. Moi, je n’ai jamais été victime d’un harcèlement sexuel. Et je trouvais charmant qu’on me dise que j’étais belle ou que j’avais un joli petit cul. Ce genre de compliment est agréable. Or il y a beaucoup d’actrices qui font les allumeuses avec les producteurs afin de décrocher un rôle. Ensuite, pour qu’on parle d’elles, elles viennent raconter qu’elles ont été harcelées… En réalité, plutôt que de leur profiter, cela leur nuit", explique-t-elle sans détour.

© Belga

Sur les amis qui lui restent

"Mes seules attaches : un peu Delon, Belmondo, Mylène Demongeot, Robert Hossein. On se téléphone une ou deux fois par an, un lien surtout dû aux animaux, sujet qui nous rapproche". Brigitte Bardot dit également que la folie qui l'a entourée à ses débuts l'a rendue "très méfiante à l’égard de la race humaine."

Sur son combat contre le cancer du sein

"J’étais toute seule et j’avais décidé de faire uniquement de la radiothérapie, et pas cette épouvantable chimio, pour ne pas perdre mes cheveux. Elle détruit le mal mais aussi le bien et on en sort anéanti. Je vois des gens qui, après cette épreuve, sont des loques. Jamais je ne voudrais passer par là. Cette maladie m’a obligée à me retrouver face à moi-même. Et maintenant, si j’aime bien parfois la solitude, je ne peux néanmoins vivre seule". 


Larmes de combat sera disponible fin janvier.