People Dans une interview à Première, il dévoile sa maladie avec un détachement étonnant.

Jean-Louis Trintignant est un habitué des déclarations chocs. Souvent des annonces de départ à la retraite, suivies d’acceptations d’un dernier rôle. Mais cette fois, c’est nettement plus grave. Même si le détachement et même la pointe d’humour qui accompagnent ses révélations au magazine Première ont de quoi surprendre.

Tout en tendant une cigarette au journaliste qui l’interviewe, il lui déclare, avec simplicité : "Avant j’avais peur du cancer. Plus maintenant, j’en ai un !" Et d’ajouter, avec un recul qui en dit long sur sa philosophie : "Quand je signe des autographes - comme je ne vois plus grand-chose, c’est difficile mais bon - je signe Jean-Louis Trintignant et je précise en dessous ‘à la fin de sa vie’."

Une pointe de dérision qui correspond parfaitement à son rôle (le dernier ?) dans Happy End, le drame de Michael Haneke attendu en salle le 11 octobre. Il y incarne en effet un vieil homme désireux de mettre fin à ses jours par des moyens parfois assez inattendus, ce à quoi s’oppose sa famille.

Il ne s’agit pas du seul propos insolite du comédien de 86 ans. Il est revenu sur sa relation avec Brigitte Bardot sur le tournage de Et Dieu créa la femme, avec quelques précisions inhabituelles. "Ah, ça m’a fait du bien ça, oui. Et du mal, à cause du star system, des paparazzi… Je détestais ça. Les drogues aussi m’ont fait du bien pour surpasser ma timidité. Si je n’avais pas fumé des pétards, je serais toujours le type seul, au fond de la pièce. Je ne veux pas faire l’apologie des drogues douces, surtout, mais je dois avouer que Bardot et les drogues, ça m’a aidé oui."